L’affaire Quatennens ou les limites du tribalisme de Mélenchon

Photo THOMAS SAMSON/AFP

J’essaie de varier au maximum les thématiques abordées par ces chroniques hebdomadaires mais je dois malheureusement en enchaîner deux sur les failles de la gauche radicale française et les dangers pour ce camp de l’acharnement caractériel de son leader, Jean-Luc Mélenchon. Car cette fois, la gueule de bois est carabinée. Et la gauche française a un important problème de succession.

De quoi parle-t-on ? Il y a une semaine, Le Canard enchaîné a révélé l’existence d’une main courante pour violences (un signalement à la police sans dépôt de plainte) déposée par l’épouse du bras droit de Jean-Luc Mélenchon, le député du Nord Adrien Quatennens.

Depuis, tous les regards se tournent vers La France insoumise et l’alliance de la gauche qu’elle mène tambour battant, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale. La lutte contre les violences faites aux femmes est effectivement un de leurs principaux combats, de ceux sur lesquels on ne peut pas tergiverser.

Favori pour succéder à Mélenchon

Il faut savoir qu’Adrien Quatennens, un des rares Insoumis à allier charisme et talent, était le favori pour succéder à Jean-Luc Mélenchon et devenir le candidat du parti, voire de toute la gauche à la prochaine élection présidentielle. On dit même que c’est ce Lillois de 32 ans qui a eu l’idée du slogan Mélenchon Premier ministre, si efficace pour forcer les autres partis à s’aligner derrière le sien aux élections législatives.

Ce dimanche [18 septembre], celui qui était “coordinateur” de La France insoumise s’est mis en retrait de cette fonction et, surtout, a reconnu dans un long communiqué avoir giflé son épouse il y a un an et, plus récemment, lui avoir “saisi le poignet” et lui avoir “pris son portable”, une altercation lors de laquelle “elle s’est cogné le coude”.

Séisme en terres insoumises. Le jeune numéro deux du parti coupable de violences sur son épouse ! On ne peut pas imaginer pire scénario. “Cette décision, que nous saluons, a été prise en concertation avec les instances du mouvement et sera suivie des dispositions nécessaires à la bonne animation de notre mouvement”, a cependant très sobrement commenté La France insoumise dans un communiqué.

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