L’Affaire du collier, un vrai scandale (partie 1)

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La reine Marie-Antoinette, très impopulaire, est victime en 1785 d’une imposture. Elle devient, à tort, la coupable idéale du vol d’un bijou d’une valeur de 1,8 millions de livres… Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au cœur de l'histoire", Jean des Cars revient sur les dessous de cette sombre affaire d’escroquerie. 

Le 2 juillet 1785, Marie-Antoinette est de bonne humeur. Elle est en pleine répétition de la pièce de Beaumarchais "Le barbier de Séville" dans le merveilleux petit théâtre bleu et or de Trianon, construit pour elle par son architecte Richard Mique cinq ans plus tôt. La Reine avait été privée des plaisirs du théâtre par sa troisième grossesse. Après sa fille Marie-Thérèse, surnommée Mousseline, en 1778, et le Dauphin Louis-Joseph en 1781, elle a accouché de Louis-Charles, duc de Normandie, en mars 1785. Remise de ses couches, elle a reconstitué sa troupe théâtrale, dite "la troupe des seigneurs", pour "Le barbier de Séville". La première doit avoir lieu le 19 août. Marie-Antoinette interprète Rosine, son beau-frère le comte d’Artois joue Figaro, le duc de Guiche, gendre de Mme de Polignac, incarne Bartholo et M. de Crussol Bazile. C’est Vaudreuil, proche ami de la Reine, qui interprète le rôle du comte  Almaviva.

Or, ce matin-là, Boehmer, le joaillier de la Cour, est annoncé. Il remet à la Reine, de la part du Roi, une épaulette et des boucles de diamants. Un précieux cadeau. Tout en lui donnant l’écrin, le joaillier fait passer discrètement une l...


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