Comment l’affaire Adrien Quatennens ébranle La France insoumise

© Nicolas Messyasz/Sipa

Le malaise était palpable mardi matin. Réunis dans la salle des conférences de presse de l’Assemblée nationale, une quinzaine de députés de La France insoumise – Adrien Quatennens n’était pas présent – ont présenté les temps forts de leur rentrée parlementaire, qui débute officiellement le 3 octobre. Ce n’est qu’au moment des questions des journalistes que l’affaire qui secoue le mouvement depuis quelques jours a été évoquée. Après quelques regards gênés et indécis, et une réponse sèche de la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, c’est Danièle Obono, députée de Paris, qui s’est attelée à répondre. Une séquence à laquelle ceux qui suivaient la conférence à distance n’ont pu assister puisque la retransmission a été coupée au moment de ces échanges.

« Oui, nous assumons que nous tâtonnons, que c'est une question difficile », a déclaré Danièle Obono. « Nous assumons d'avoir des défaillances, de ne pas avoir un protocole parfait. » Au micro, sa collègue Clémentine Autain a complété : « Nous ne sommes pas parfaitement outillés face à ces phénomènes nouveaux. [...] Nous savons que la tâche est très difficile pour tenir tous les bouts : protection de la personne qui parle et présomption d'innocence. Nous sommes devant un problème éminemment complexe. » Avant d’assurer que « personne n’a tergiversé » sur la nécessité qu'Adrien Quatennens se mette en retrait.


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