L’ADN peut-il innocenter Omar Raddad ?

·1 min de lecture
Omar Raddad le 26 juin 1991.

L'avocate de la défense a fait savoir qu'une empreinte génétique masculine inconnue présente sur la scène serait susceptible de rouvrir une enquête vieille de 30 ans.

L'avocate d'Omar Raddad Sylvie Noachovitch a-t-elle découvert un nouvel élément qui pourrait relancer l'enquête sur l'assassinat de Ghislaine Marchal, tuée par le jardinier marocain en juin 1991 ? Omar Raddad a été reconnu coupable par les jurés de la Cour d'assises de Nice en février 1994. Il a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle. La grâce présidentielle que lui a accordée Jacques Chirac n'a pas absous Omar Raddad de son crime. Il a néanmoins toujours clamé son innocence.

Sa famille a sollicité un spécialiste en génétique, Laurent Breniaux, expert judiciaire près la cour d'appel d'Aix-en-Provence jusqu'en 2020. À partir d'analyses déjà existantes dans la procédure judiciaire réalisée en 2015, il a isolé une empreinte génétique masculine inconnue présente à une trentaine de reprises dans le tracé des lettres d'« Omar m'a tuer ».

Doute

Selon le rapport cité par Le Monde : « La localisation de cette empreinte génétique, son omniprésence uniquement au niveau des zones d'écriture, et plus précisément au niveau des lettres ensanglantées, interrogent sur l'activité qui a pu conduire à sa présence. Les hypothèses de pollution et contamination du scellé par un intervenant extérieur deviennent peu probables alors que les hypothèses de transfert primaire direct ou indirect au moment des faits le deviennent de plus en plus. »

À LIRE AUSSI Omar Raddad parle

Le général de gendarmerie François Daoust, ancien patron de l'IRCGN, la police technique et scientifique de [...] 

Lire la suite

Ce contenu peut également vous intéresser :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles