De l’ADN d’Hommes, de loups et de bisons retrouvé dans un sédiment vieux de 25 000 ans

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De l’ADN ancien a pu être retrouvé dans les sols d’une grotte en Géorgie. Ces séquences d’ADN vieilles de 25.000 ans appartenaient à des Hommes, des loups et des bisons. Elles témoignent de l’histoire des populations humaines et animales de cette époque.

Le sol a parlé. Des Hommes, des loups et des bisons ont occupé une grotte de Géorgie il y a 25.000 ans. C’est grâce à de l’ADN qu’ils ont pu être identifiés. Contre toute attente, celui-ci n’a pas été retrouvé dans des os, mais directement dans le sédiment qui composait le sol de la cavité. Des biologistes autrichiens ont publié cette découverte dans . Ils ont retrouvé dans un échantillon de sédiment plusieurs millions de séquences d’ADN.

De l’ADN dans la terre

La grotte de Satsurblia a été découverte en 1975, et depuis plusieurs campagnes de fouilles s’y sont succédé. "Elles ont mis en évidence l'utilisation de la grotte par les humains à différentes périodes de temps, au moins de 25.000 ans à 13.000 ans avant notre ère", raconte Pere Gelabert, chercheur à l’Université de Vienne et premier auteur de l’étude, à Sciences et Avenir. "Mais, il n'y avait pas d'ossements humains récupérés dans les couches les plus anciennes. Nous devions donc trouver d’autres méthodes pour documenter la génétique des peuples qui ont habité la grotte avant le dernier maximum glaciaire [22 000 – 17 000 ans avant aujourd’hui]", explique Pere Gelabert. Seuls subsistaient de cette époque des traces de foyer et des outils, principalement des lamelles et des burins en pierre.

Retrouver de l’ADN sans l’intermédiaire d’ossements ou de dents est une méthode récente. Elle a été mise au point en 2017 par des . Cette technique est une révolution, permettant l’accès à de nouvelles sources d’informations génétiques sur nos ancêtres. Depuis, l’utilisation de cette méthode se multiplie. Il a ainsi été possible de découvrir dans .

Un groupe humain inconnu

Pour la grotte de Satsurblia, le séquençage de l’ADN a permis de déterminer que l’ADN humain provenait probablement de plusieurs femmes. Elles vivaient alors il y a environ 25.000 ans, d’après les datations radiocarbones effectuées sur le sédiment. Ce qui correspond à une époque qui se trouve avant le dernier maximum glaciaire, une période très froide d[...]

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