L’actrice Adèle Haenel confirme arrêter le cinéma, un acte « politisé »

En réponse à une enquête de Télérama se concentrant sur son changement de trajectoire, un éloignement assumé des plateaux au profit d’un engagement militant, Adèle Haenel a rédigé une lettre au magazine, publiée mardi, dans laquelle elle confirme tourner le dos au monde du cinéma et ses « ultra-riches lobotomisés ». « J’ai décidé de politiser mon arrêt du cinéma pour dénoncer la complaisance généralisée du métier vis-à-vis des agresseurs sexuels, et plus généralement, la manière dont ce milieu collabore avec l’ordre mortifère écocide raciste du monde tel qu’il est », explique avec consternation l’actrice de Portrait de la jeune fille en feu.

Adèle Haenel, devenue icône de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles en dénonçant les actes du réalisateur Christophe Ruggia et en s’indignant publiquement du sacre de Roman Polanski aux Césars 2020, évoque entre autres dans sa missive explosive l’omerta qui bâillonne le cinéma français.

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« Je vous annule de mon monde »

Sans détour, elle revient sur les affaires incriminant le réalisateur du Pianiste, l’acteur Gérard Depardieu ou encore le président du Centre national du Cinéma (CNC), Dominique Boutonnat. Des personnalités qui, selon la comédienne, se « donnent la main pour sauver » et masquer des actes criminels connus de tous. « Ça les incommode, ça les dérange que les victimes fassent trop de...


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