L'état d'urgence prolongé en France jusqu'à fin juillet

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L'état d'urgence instauré en France au soir des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis sera prolongé de deux mois à compter du 26 mai.

La menace terroriste est toujours aussi importante en France. C’est le message qu’a fait une nouvelle fois passer le Premier ministre ce matin dans une interview sur France Info. Il a expliqué que l'exécutif, “au vu de la menace” souhaitait la sécurité maximale pour l'Euro 2016, qui se déroule du 10 juin au 10 juillet, et le Tour de France, prévu du 2 au 24 juillet. L’état d’urgence sera de ce fait prolongé de deux mois.

“Face à un événement aussi considérable qu'est celui de l'Euro 2016, qui doit se tenir dans la sécurité, et qui en même temps doit être une fête (…), nous devons assurer pleinement la sécurité”, a-t-il justifié.

“L'état d'urgence, ça ne peut pas être un état permanent mais à l'occasion de ces grandes manifestations, je pense à l'Euro 2016 comme au Tour de France, nous avons considéré avec le président de la République et le ministre de l'Intérieur qu'il fallait prolonger cet état d'urgence”, a-t-il ajouté.

La prolongation de l’état d’urgence au Parlement

La mesure devait être présentée aujourd’hui en conseil des ministres par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

“Nous devons transmettre un texte (…) au Conseil d'Etat puis ensuite au Parlement, puisque c'est le Parlement qui doit voter la prolongation de l'état d'urgence, nous proposerons de le prolonger pour une période de deux mois supplémentaires, à partir de la fin du mois de mai, au vu de la menace, sur le même périmètre, à la fois l'hexagone et les territoires d'outre-mer”, a précisé le Premier ministre.

“Face à cette menace nous avons besoin de donner ces pouvoirs, ces possibilités, sous le contrôle du juge, sous le contrôle du Parlement, pour permettre une meilleure riposte face au terrorisme”, a-t-il conclu.

Cazeneuve muscle le GIGN et le RAID face aux risques

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a dévoilé hier le “schéma d'intervention” censé mettre les unités d'élite, Raid et GIGN, en ordre de bataille en cas d'attentat de masse. Ne voir qu'une seule tête et être présent le plus vite possible sur une attaque “multi-sites” comme celle qui a fait 130 morts le 13 novembre à Paris, en faisant fi des rivalités et des compétences territoriales, tel a été le message délivré par le “premier flic de France”.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Les unités d'élite, Raid, BRI et GIGN, ont mis en application dans la nuit de mardi à mercredi les nouvelles consignes en cas d'attentat de masse lors d'un exercice grandeur nature à la gare Montparnasse à Paris. Il est plus d'une heure du matin lorsque le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve arrive accompagné du préfet de police de Paris, Michel Cadot. Selon le scénario, neuf “terroristes” ont fait irruption dans la gare, tuant plusieurs voyageurs. Trois d'entre eux se sont dirigés vers le hall des billets et six autres vers les quais.