L’île de Majorque privée de ses “chiringuitos” préférés cet été

L’île de Majorque privée de ses “chiringuitos” préférés cet été
Enrique Calvo / REUTERS

Une espèce bien connue à Majorque est en voie de disparition. Les chiringuitos, ces petits établissements de restauration où les Majorquins et les touristes se font servir “paellas, bières et sangrias en bord de mer” risquent de rester clos pour la saison estivale 2022. Comme le rapporte El País, la Démarcation côtière des Baléares, un organisme du ministère de la Transition écologique espagnol chargé de la protection du littoral, a refusé de renouveler les concessions de certains des chiringuitos “les plus connus” pour l’été à venir.

Pour mieux comprendre cette décision, le journal madrilène s’est rendu dans la commune de Muro, dans le nord de l’île. Là-bas, “la partie structurelle de ces chiringuitos est construite sur un terrain urbain [privé]”, explique le quotidien de centre gauche, “mais les terrasses font partie du domaine public maritime-terrestre”. Elles ont donc besoin d’une licence périodique, accordée par l’organisme gouvernemental et réévaluée tous les quatre ans.

Afin de justifier son récent refus, la Démarcation côtière des Baléares se réfère à un arrêté daté de 2013 du ministère autonome des Baléares chargé de l’Environnement, qui indique que “les établissements fixes de restauration et de vente de boissons doivent être situés à au moins 200 mètres d’établissements similaires”. Or ce principe n’était pas respecté par les chiringuitos jusque-là, bien que les concessions aient toujours été renouvelées.

Risques d’érosion du littoral

Mais les autorités ont décidé de dire stop, provoquant l’incompréhension dans certaines mairies. “El País a essayé d’entrer en contact avec la Démarcation côtière, mais le gouvernement des Baléares a fait savoir qu’elle est en attente d’une décision définitive de la Direction générale des côtes [dépendante du ministère de la Transition écologique espagnol], à Madrid, qui doit étudier la question”, affirme le quotidien.

“La polémique ne se limite pas au cas de la plage de Muro”, poursuit El País. Pour le cas de la plage d’Es Trenc, plus au sud, la fermeture d’une partie des chiringuitos est justifiée par le gouvernement autonome des Baléares en raison des risques d’érosion du littoral. De surcroît, ce petit coin de paradis se situe dans une zone de protection de la nature.

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