"L’évolution politique de cette région appartient aux pays sahéliens" : la tentation du désengagement français au Mali fait débat

Bertrand Gallicher
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Après la libération de Sophie Pétronin, la visite du ministre français des Affaires étrangères attendu dimanche 25 octobre à Bamako constitue une reconnaissance du nouveau pouvoir issu du putsch d’août dernier. La France veut aussi connaître les intentions de la junte face aux Islamistes du nord-Mali.

Les militaires de Barkhane humiliés

La libération de 200 djihadistes le 8 octobre par les autorités maliennes en échange de quatre otages – Sophie Pétronin, l’opposant Soumaïla Cissé et deux Italiens – est une victoire majeure du Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM), implanté dans le nord du Mali, à la frontière algérienne. Son chef, l’insaisissable Iyad Ag-Ghali, a fêté ce succès en organisant avec les djihadistes libérés des geôles maliennes un grand méchoui, dont les photos ont opportunément filtré sur Internet. Une provocation ressentie comme une humiliation par nombre de militaires français de l’opération Barkhane, engagés dans un combat quotidien contre les terroristes.

Paris assure n’avoir pris aucune part aux négociations qui ont abouti à cet échange asymétrique, un otage pour cinquante islamistes. Qu’elle ait été ou non mise devant le fait accompli – cette version est contestée par de bons connaisseurs du dossier – la France discute désormais à Bamako avec un gouvernement ayant négocié avec le GSIM. (...)

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