« L’Éthiopie n’est pas l’ennemi du Soudan, et vice versa »

Des agriculteurs éthiopiens s'étaient installés dans la région fertile d'al-Fashaga, avant d'être délogés par l'armée soudanaise en novembre dernier.
Des agriculteurs éthiopiens s'étaient installés dans la région fertile d'al-Fashaga, avant d'être délogés par l'armée soudanaise en novembre dernier.

Dans les accords officiels, comme sur les cartes, le rattachement du triangle d?al-Fashaga au Soudan est acté. Pourtant, des agriculteurs éthiopiens, protégés par des milices de la même nationalité, se sont installés, depuis 1996, sur certains champs parmi ces 260 km2 de terres fertiles. Jusqu?à ce que le chef du Conseil souverain de transition soudanais, le général Abdel Fattah al-Burhan, lance, mi-décembre, une opération pour tenter de récupérer l?intégralité de ce territoire. Le gouvernement soudanais a depuis annoncé le retour de centaines d?agriculteurs sur leurs parcelles, tandis que les combats se poursuivent. D?après l?ONG International Crisis Group, des dizaines de soldats et de civils y ont perdu la vie. De leur côté, les milices continuent à terroriser les riverains. Elles ont ainsi enlevé trois enfants soudanais le 23 juillet avant de réclamer une rançon ? un procédé devenu habituel qui se solde parfois par des assassinats. Adam Babekir, chercheur spécialiste des conflits frontaliers et des migrations au sein de l?université de Gedaref, revient sur les enjeux de la reconquête des terres soudanaises à la frontière éthiopienne.

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Adam Babekir : Depuis des années, il y a des problèmes de sécurité à la frontière, principalement à cause des milices éthiopiennes Shiftas qui kidna [...] Lire la suite

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