Quand l’érosion du littoral a chassé les habitants du Signal, à Soulac

France 2

Le Signal, c'est cet immeuble de Soulac-sur-Mer devenu le symbole de l'érosion de la côte aquitaine. Trois ans après son évacuation, le bâtiment condamné est vandalisé, ses vitres cassées, et sa façade latérale porte cette inscription : "Mêmes droits pour tous. Injustice". Une équipe du magazine "Envoyé spécial" a rencontré deux de ses anciens habitants. Extrait.

Son appartement face à l'océan, Jean-José Guichet voulait y passer sa retraite et le léguer à ses petits-enfants. La mer était à au moins 250 mètres. Et maintenant ? L'eau est à 20 mètres. Quand il l'a acheté pour 125 000 francs (65 000 euros) en 1978, l'érosion, "on n'en parlait pas du tout". Aujourd'hui, son trois-pièces est à l'abandon.

Une semaine pour quitter les lieux, sans contrepartie

Jean-José a vu disparaître 230 mètres de plage. Peu à peu d'abord. C'est avec les tempêtes de 2014 que le trait de côte (la limite à laquelle arrive la mer à marée haute) arrive soudain à 20 mètres. Le maire décide d'évacuer l'immeuble. Les 78 copropriétaires ont une semaine pour quitter les lieux. Sans contrepartie financière. Contrairement aux autres catastrophes naturelles, l'érosion ne donne droit à aucune indemnisation.

L'un des copropiétaires est un ancien juriste, qui découvre ce gouffre juridique. Face aux pouvoirs publics, Vincent Duprat soutient qu'il ne s'agit pas d'un problème de submersion, mais d'effondrement de la falaise dunaire – indemnisable au même titre qu'un (...)

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