L’équipe de France féminine écrase l’Estonie 9-0 pour son premier match depuis l’Euro

Pour leur premier match depuis l’Euro-2022, la France s’est imposée sans sourciller face à l’Estonie sur le score de 9-0.
FRANCK FIFE / AFP Pour leur premier match depuis l’Euro-2022, la France s’est imposée sans sourciller face à l’Estonie sur le score de 9-0.

FRANCK FIFE / AFP

Pour leur premier match depuis l’Euro-2022, la France s’est imposée sans sourciller face à l’Estonie sur le score de 9-0.

FOOTBALL - Un mois après la déception en demi-finale de l’Euro, les Bleues se sont offertes une rentrée sans faute, ni adversité, chez la faible Estonie (9-0) ce vendredi 2 septembre avec une équipe de « coiffeuses » habituelles dans laquelle Ouleymata Sarr s’est distinguée.

Le calendrier a envoyé la formation de Corinne Diacre à Tallinn pour poursuivre et quasi-achever sa campagne qualificative au Mondial-2023. Les Françaises, avec leur billet déjà en poche au coup d’envoi, ont enchaîné un neuvième succès en neuf matches.

« On a déjà rencontré par le passé des matches qui étaient aussi simples sur le papier, et où on s’était rendu la tâche plus difficile sur le terrain. Aujourd’hui ça n’a pas été le cas, donc l’équipe grandit malgré tout », a savouré la sélectionneuse.

La victoire était attendue, après le cinglant 11-0 infligé à l’aller, et la rencontre devait surtout servir à voir en action les habituelles remplaçantes, surnommées « coiffeuses » dans le jargon du ballon rond. Hawa Cissoko, scotchée au banc durant l’Euro, a ainsi été associée dans l’axe de la défense avec Aïssatou Tounkara, laquelle portait le brassard en l’absence de la capitaine Wendie Renard, forfait sur blessure durant ce stage.

La latérale Marion Torrent a grappillé du temps de jeu, se montrant aussi percutante aux avant-postes que tranquille derrière, face à des adversaires au niveau bien inférieur, tiré encore plus vers le bas par deux expulsions, une à chaque période (16e et 58e).

La milieu bordelaise Ella Palis s’est aussi fait plaisir, comme Kenza Dali qui a marqué sur penalty (17e, 2-0) et fait marquer (47e, 6-0), ou encore Clara Matéo, buteuse sur penalty (59e, 7-0) puis sur une délicieuse frappe de l’extérieur du droit (67e, 8-0).

Sarr brille sous le maillot tricolore

La grande gagnante du jour s’appelle cependant Ouleymata Sarr, si frustrante à l’Euro, si éclatante à Tallinn. L’avant-centre du Paris FC a brillé avec un quadruplé de belle facture, en plus d’avoir provoqué le penalty et la première expulsion.

En Angleterre, « ce n’était peut-être pas le bon moment, elle s’était peut-être mis trop de pression, en tout cas ce soir elle a su répondre présent », a relevé Diacre. « Pendant l’Euro, je n’ai pas été à mon niveau » en raison de pépins physiques, « là je me sens mieux, je n’ai plus mal à mon pied, je joue libérée et ça s’est vu », a pointé l’intéressée.

La joueuse de 26 ans a ouvert son pied droit pour exploiter un service de Sakina Karchaoui (24e, 3-0), repris de la tête un centre de Torrent (29e, 4-0), envoyé un pétard de l’extérieur de la surface (45e, 5-0) et exécuté une reprise de manière acrobatique et bien équilibrée (47e, 6-0).

Certes, son festival intervient face à un très faible adversaire, 106e nation au classement Fifa, dans une rencontre à l’intérêt tout relatif. Mais il apportera une confiance bienvenue à la buteuse, dans le dur à l’Euro lorsqu’il a fallu remplacer la N.9 star Marie-Antoinette Katoto, gravement blessée et contrainte au forfait.

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