Non, l’épidémie de bronchiolite n’est pas plus importante que les années précédentes (pour le moment)

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Une hausse des cas à partir du mois de septembre a fait craindre une augmentation significative de l’épidémie de bronchiolite en 2021. Malgré cette montée précoce, pour le moment, cette épidémie ne dépasse pas celle des années précédentes.

Confinements, couvre-feux, masques et distanciation sociale ont permis de contrôler le coronavirus en 2020, mais aussi d’autres pathogènes se transmettant par voie aérienne, comme le virus respiratoire syncytial (Human orthopneumovirus) responsable de la . Cette maladie respiratoire affecte environ 30 % des nourrissons chaque année, causant l'hospitalisation d’environ 2 % d’entre eux.

Mais ce taux a été fortement réduit en 2020, ce qui faisait craindre une augmentation des cas en 2021 du fait d’une moindre stimulation immunitaire induite par la faible circulation du virus l'année précédente. En 2021, l’épidémie de bronchiolite a débuté avec quelques semaines d’avance, renforçant les craintes d’une épidémie d’une plus grande ampleur cette année. Pourtant, et malgré une augmentation rapide, la vague épidémique n’a pas encore dépassé celle des autres années.

Un niveau plus élevé qu'en 2019

Selon le dernier , publié le 29 décembre 2021, la vague épidémique de bronchiolite en 2021 a bien commencé avant celle de 2019 mais son pic semble avoir été atteint aussi en avance, à un niveau à peine un peu plus élevé qu’il y a deux ans (voir graphique 1).

Graphique 1. Passages aux urgences et hospitalisations à la suite d'un passage aux urgences pour bronchiolite en France métropolitaine, enfants de moins de 2 ans, 2019-2021. Crédit : Santé publique France

Un niveau similaire à celui des années 2018 et 2017

Cependant, 2019 n’est probablement pas la meilleure année pour faire cette comparaison : "Le nombre de passages aux urgences pour bronchiolite a ainsi dépassé ce qui avait été observé lors de la saison 2019-2020. La saison 2019-2020 ne faisait cependant pas partie des années au cours desquelles la circulation avait été la plus forte, explique Santé publique France après avoir été contactée par Sciences et Avenir. L’année précédente, la saison 2018-2019, (dont les données sont représentées en marron dans le graphique 2, ci-dessous) avait une circulation plus importante."

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