Quand l’Église surveillait la vie sexuelle des Français

·1 min de lecture
La cathédrale Notre-Dame de Paris.
La cathédrale Notre-Dame de Paris.

Nos ancêtres devaient bien choisir leur jour pour copuler, sachant que le calendrier liturgique réglementait toute chose, travail, réjouissances et fornication comprise? C?est ce que nous apprend le médiéviste Jean Verdon dans son livre Étonnant Moyen Âge (éd Perrin), un ouvrage aussi passionnant qu?instructif qui revisite une période toujours mal connue des Français.

On y découvre ainsi, entre autres, les restrictions sévères que le clergé imposait à leurs contemporains concernant leur vie intime, sachant que toute relation sexuelle, même conjugale, était soupçonnée d?impureté, qu?elle devait être « raisonnée » et viser uniquement la reproduction, pour engendrer de nouveaux chrétiens? D?où la surveillance étroite de l?Église sur les pratiques.

À LIRE AUSSITom Holland ? Pourquoi nous sommes tous chrétiens (malgré nous)

Des pratiques calquées sur le Lévitique

Sous le haut Moyen Âge, entre le VI et le XIe siècle environ, les interdictions de faire l?amour sont nombreuses. Un couple doit rester chaste le dimanche, jour du Seigneur, mais également la veille de la messe, pour rester pur, ainsi que les mercredis et vendredis, considérés comme des jours de deuil. Il ne reste donc plus que trois jours par semaine disponibles, sachant que la continence s?impose également avant les grandes fêtes liturgiques de l?année et les carêmes qui précèdent Noël, Pâques et la Pentecôte. Ce qui réduit d?autant les fenêtres de tir, si l?on ose dire?

À cela s?ajoutent les règles liées [...] Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles