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«L’Église en RDC n’est pas la voix de l’opposition mais de la rationalité», estime un sociologue

En RDC, lors de la messe pascale 2024, le cardinal Fridolin Ambongo a dénoncé « un pays à l’agonie ». Des propos critiques de l’archevêque de Kinshasa qui illustrent, selon le sociologue Gauthier Musenge Mwanza, le rôle de l'Église congolaise : « Surveiller, contrôler, voir si les actions conviennent à la population. » Un rôle accepté par le pouvoir, ajoute-t-il.

En République démocratique du Congo (RDC), le week-end du 30-31 mars 2024 a été marqué par le message sans complaisance de l’archevêque de Kinshasa. Le cardinal Fridolin Ambongo a dénoncé l’insouciance des autorités face à l’activisme rebelle du M23 dans l’est du pays sur fond, selon lui, d'actes qui fragilisent le pays : « Nous savons très bien que notre pays est aujourd’hui un pays en agonie, un grand malade dans un état comateux », ajoutant que « ça fait trois mois que notre pays est pratiquement paralysé pour la simple raison que toute la classe politique s'est invitée autour du grand gâteau que l'on est en train de se disputer ». Des attaques assez fortes envers le régime.

Le Cardinal Ambongo n’est pas à sa première critique. Pour Gauthier Musenge Mwanza, sociologue, professeur à l’université de Kinshasa, sa position en tant que personnage de l’Église catholique lui permet d’avoir une liberté de parole, sans pour autant le ranger du côté de l’opposition.

« Le pouvoir connait le rôle de l’Église »


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