Pour l’Église orthodoxe russe d’Ukraine, « la guerre jusqu’au dernier soldat n’a pas de sens »

© Reuters

Le Kremlin vient de perdre son dernier réservoir de fidèles en Ukraine . Alors que les obus continuent de pleuvoir sur le pays avec la bénédiction de l’Église russe , la corde a fini par céder entre le patriarcat moscovite et sa branche ukrainienne. Cette dernière a déclaré le 27 mai son autonomie totale vis-à-vis de Moscou, mettant fin à trois siècles de liens canoniques. En 2018 déjà, un premier divorce avait été prononcé avec l’Église autocéphale d’Ukraine, l’autre autorité orthodoxe du pays. Assurant avoir des « croyants des deux côtés de la ligne de conflit », l’Église orthodoxe russe d’Ukraine, souvent perçue comme la cinquième colonne du Kremlin dans le pays, a d’abord tenté de raisonner Moscou. Jusqu’à ce que sa position devienne insoutenable. Responsable des relations extérieures de l’Eglise, l’archiprêtre Mikolay Danylevitch, explique les raisons de cette rupture.

L’Église orthodoxe russe d’Ukraine a fermement condamné la guerre initiée par le Kremlin et exprimé son « désaccord » avec le patriarche Kyrill. Quelle responsabilité porte-t-il dans cette offensive ? 
Même en situation de guerre, l’Église se doit de servir ses principes, comme celui consistant à adopter une attitude humaine envers les ennemis. Il se trouve que les régions où notre Église est implantée - c’est-à-dire l’est et le sud de l’Ukraine - souffrent de la guerre plus que les autres. Là-bas, les églises et les monastères sont victimes des bombardements, des civils et des militaires meurent. Et p...


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