L’école de la tech du bout du monde

Photo Goumbik / Pixabay / CC

L’objectif de Chikahiro Terada, à la tête de la première école destinée à former de futurs entrepreneurs de la tech au Japon, est de créer une “Silicon Valley asiatique” dans une région rurale du pays. L’établissement accueillera ses premiers étudiants en avril 2023, selon le site de la BBC.

“Je suis devenu entrepreneur après l’université, mais je ne me souviens pas avoir acquis la moindre compétence utile pour créer une entreprise pendant ma scolarité”, témoigne Chikahiro Terada, qui a créé l’entreprise Sansan, “spécialisée dans la numérisation des cartes de visite”.

Au Kamiyama Marugoto College of Design, Technology, and Entrepreneurship, dont le nom est provisoire, selon le site de l’entreprise Sansan, les étudiants, âgés de 15 à 20 ans, étudieront donc les matières nécessaires pour ensuite entreprendre dans le domaine de la tech. La programmation, le marketing et le design leur seront enseignés, entre autres matières. Ils apprendront également à “pitcher un projet à des investisseurs afin d’obtenir des financements”, souligne la BBC.

L’école ouvrira à Kamiyama, sur l’île de Shikoku. La ville n’a pas été choisie au hasard. “J’avais entendu dire que Kamiyama était une petite ville intéressante disposant de vieilles maisons vides dotées d’une très bonne connexion Internet”, précise Chikahiro Terada. Il y a donc fait installer les bureaux de son entreprise depuis 2010.

Ce système, permettant à une start-up installée à Tokyo de travailler à distance dans une petite ville de moins de 5 000 habitants, a si bien fonctionné que d’autres entreprises ont suivi le mouvement. La tendance est d’ailleurs à la hausse dans tout le pays depuis la pandémie.

Des financements publics et privés

Plus de 30 entreprises financent l’école. Elles sont principalement japonaises, mais certaines entreprises internationales ont également investi dans le projet, comme le cabinet de conseil britannique Deloitte, le premier des “Big Four” dans le domaine.

Le gouvernement japonais est également un soutien, comme l’affirme l’ancienne ministre de la Réforme numérique Karen Makishima :

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