L’échec de Macron, une “répercussion politique” de la guerre en Ukraine ?

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PHOTO LUDOVIC MARIN / REUTERS
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La perte par le président français Emmanuel Macron de sa majorité parlementaire à l’issue du second tour des élections législatives françaises du 19 juin “témoigne de l’emprise russe sur les prix énergétiques européens et montre que les enjeux économiques et politiques s’amplifient à mesure que l’invasion de l’Ukraine tourne à la guerre d’usure”, souligne le Wall Street Journal.

Le parti d’Emmanuel Macron a perdu des dizaines de sièges à l’Assemblée nationale au profit de candidats de la gauche et de l’extrême droite, soutenus respectivement Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, poursuit le quotidien américain, qui relève que “l’agitateur d’extrême gauche et la dirigeante d’extrême droite ont profité de l’inflation record pour ériger Macron en président diplomate, plus attentif à son rôle dans la guerre en Ukraine qu’aux électeurs français qui peinent à joindre les deux bouts”.

Des répercussions au-delà de la France

Certes, d’autres sujets ont également émaillé la campagne électorale en France, “comme l’anxiété de certains électeurs vis-à-vis de l’immigration ou encore le projet annoncé d’Emmanuel Macron de relever l’âge de la retraite, mais c’est surtout la question de l’inflation et de la perte du pouvoir d’achat qui a pesé sur le résultat des élections”, estime le journal en précisant, sondage à l’appui, que la guerre en Ukraine figurait assez bas dans la liste des préoccupations des électeurs hexagonaux.

En raison du calendrier électoral français, Emmanuel Macron est le “premier chef d’État occidental à être touché par les répercussions politiques de la guerre”. Toutefois, prévient le journal américain, “la durée du conflit risque d’accentuer les coûts économiques et politiques au-delà de la France”, et notamment au Royaume-Uni, en Allemagne ou encore en Italie.

Reste à Emmanuel Macron “à s’exprimer sur sa perte de sa majorité à l’Assemblée nationale”. Son ministre de l’Économie, Bruno Lemaire, qui se félicitait, il n’y a pas si longtemps des sanctions occidentales contre Moscou “et les avait assimilées à une ‘guerre économique et financière totale contre la Russie’”, rappelle le journal, a déclaré dimanche 19 juin au soir : “C’est un choc démocratique.”

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