L'Île-aux-Trésors : le Maloya, une danse qui fait la fierté de la Réunion

Bien des richesses se trouvent sur l’Île de la Réunion. C’est le cas du Maloya, une danse mythique, marginalisée pendant la période coloniale et même interdite pendant les années 60 et 70. Aujourd’hui, il est enseigné au Conservatoire. Sous le regard chevronné de leur professeur, de jeunes élèves apprennent cette musique emblématique des premiers habitants de l’île. Il est né dans les plantations, chanté par les esclaves africains et malgaches. "C’est à nous, il ne faut pas le perdre. C’est notre fierté", témoigne une femme en souriant. Une fierté pour les habitants Le Maloya raconte le dur labeur, la souffrance et la résistance des habitants. "Mes camarades manifestent, ils se regroupent en nombre. Tapez sur le tonneau, c’est notre tambour, le Maloya doit se faire entendre", chante ainsi le professeur. De son côté, Jean-Luc Robert est fabricant d’instruments. Il assemble par exemple un kayamb (un instrument de percussion) avec des tiges de fleur de canne à sucre. Un art ancestral qui lui tient beaucoup à cœur.