L'évolution qui a propulsé Red Bull au sommet

Scott Mitchell

La première victoire de 


Max Verstappen, Red Bull Racing RB15 devant Valtteri Bottas, Mercedes AMG W10 et Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W10, au départ de la course

Max Verstappen, Red Bull Racing RB15 devant Valtteri Bottas, Mercedes AMG W10 et Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W10, au départ de la course Steven Tee / LAT Images

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Verstappen avait justement prédit après le Grand Prix du Canada que Red Bull n'avait pas besoin de grand-chose sur sa voiture ou son moteur pour faire un grand pas en avant. Le châssis a toujours été un point fort pour la structure de Milton Keynes, qui avait toutefois souffert de la réglementation modifiée pour l'aileron avant en 2019, selon son directeur Christian Horner. Dans le même temps, Mercedes a progressé encore davantage, et il a fallu réagir.

"Au sortir des essais hivernaux, il aurait fallu être courageux pour parier contre Ferrari, ils n'étaient jamais lents à Barcelone", rappelle Horner. "Mercedes a fait un grand pas en avant lors de la seconde semaine et avait un grand avantage lors des premières courses, mais nous avons travaillé dur et sommes restés concentrés, nous avons amélioré le niveau de performance de la voiture petit à petit et nous sommes rapprochés d'eux, encore et encore."

Red Bull avait également connu quelques difficultés au moment de la nouvelle réglementation de 2017, en raison d'un souci de soufflerie, mais selon Horner, le déficit du début de saison 2019 n'a rien à voir avec un problème de corrélation. "La philosophie aérodynamique que nous avons suivie et développée demandait beaucoup à l'aileron avant, et je pense que nous sommes parvenus à optimiser ça sous l'ancienne réglementation. Avec l'appui que cet aileron avant est capable de créer, il faut être créatif et équilibrer l'aileron en fonction. C'est pourquoi il a fallu un peu de temps pour que les ingénieurs remettent les caractéristiques [de la voiture] au niveau de l'an dernier", conclut le Britannique.