L'évolution de l'architecture chinoise entre le 8e et le 18e siècle : une preuve de résilience face aux changements climatiques

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Les courbes gracieuses des toits chinois ont traversé les siècles, mais non sans nécessaires adaptations aux variations climatiques, selon une étude de l’Université de Nankin.

Du XIVe au XIXe siècle, la Chine, de même que l’Europe, traverse le Petit Âge Glaciaire : les températures baissent en moyenne d’un degré, mais les hivers s’avèrent beaucoup plus rudes. “Le 10 janvier 1709, il fait -16,3 degrés à Paris”, indiquait Anouchka Vasak, maître de conférence à l'Université de Poitiers, aux micros de à l’occasion d’une émission dédiée à l’adaptation aux changements climatiques. Si l’enjeu de la résilience face aux changements climatiques s’est imposé aujourd’hui, il n’est donc pas nouveau. Ainsi, lors du Petit Âge Glaciaire en Europe, l’alimentation a été repensée en fonction des récoltes : Laurent Litzenburger, chercheur associé à l’Université de Lorraine, explique dans l’émission de France Culture que des mauvaises récoltes de fruits pouvaient mener à une baisse de production de vin... au profit de la bière !

Sans cette capacité d’adaptation, les changements climatiques peuvent conduire au renversement d’une civilisation : les en seraient un exemple (à l’inverse des ). Outre le fait d’apprendre à se passer de sa boisson préférée, les populations sont amenées à réviser d’autres aspects de leur vie quotidienne, comme leur habitat. C’est ainsi qu’une équipe de chercheurs de l’Université de Nankin en Chine a cherché, pour la première fois, à étudier l’évolution des toitures chinoises en fonction des variations du climat sur un millénaire (du VIIIe au XVIIIe siècle). La méthode et les conclusions de leur étude sont détaillées dans un article publié dans la revue .

Les chutes de neige auraient encouragé la construction de nouveaux toits

Les chercheurs ont étudié environ 200 édifices, datant du milieu de la dynastie Tang (618 - 907) au milieu de la dynastie Qing (1644 - 1912), en accordant une attention particulière aux toits, qui, en tant que l’élément le plus exposé aux événements météorologiques, semblait être le plus susceptible d’avoir subi des transformations. Les édifices étudiés sont situés au nord des zones centrales et orientales de [...]

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