Insolite: Quand l'étude des mythes permet de remonter aux origines du chien et ses voies de diffusion

Crédits: Philippe Roy / Aurimages/ AFP

Auteur de Cosmogonies (2021), le chercheur Julien d’Huy explique dans une nouvelle publication scientifique, de quelle façon l’étude de certains mythes, grâce à l’utilisation de technologies de pointe, permet de remonter aux origines de la domestication du chien.

"Un homme épouse une femme-chien" ; "Le mythe de la ménagère mystérieuse" ; "C’est à cause des chiens que les hommes sont devenus mortels"… L’étude de certains récits mythiques permettrait-elle de mieux appréhender la façon dont les humains sont parvenus à transformer les loups en chiens ? Pourrait-elle apporter des éclairages aux questions sur lesquelles buttent paléogénéticiens et archéozoologues sur le moment et le lieu où Canis lupus familiaris a été domestiqué ? Dans le numéro du trimestriel La Recherche actuellement en kiosque, Laurent A.F Frantz, paléogénéticien à l’université Louis-Maximilien de Munich (Allemagne) évoque un véritable « jeu de piste » concernant cette question toujours débattue. Et si le chien intéresse tant les scientifiques, c’est qu’à l’inverse de tous les autres animaux domestiques, il est la première espèce à s’être approchée des humains il y a des milliers d’années. Or les dates de cet évènement sont très variables selon les sources. Bien que la paléogénétique ait révélé que "le code génétique d’un chien et celui d’un loup actuel diffère de 0,15%", la même méthode est beaucoup plus complexe à appliquer aux ossements anciens compte tenu de la mauvaise préservation de l’ADN fossile, ou encore de la vitesse d’évolution des gènes -l’horloge moléculaire-, toujours mal évaluée. Tenter de savoir où se situe l’origine géographique de l’émergence du chien autant que connaître l’époque où a eu lieu sa domestication serait donc illusoire ?

Reconstruire la façon dont certains mythes liés aux chiens se seraient propagés à travers le monde

"Ce n’est pas si sûr", répond Julien d’Huy, affilié au Laboratoire d’Anthropologie sociale du Collège de France, à Paris, qui propose une nouvelle méthode d’analyse pour répondre à ces questions. En utilisant des outils phylogénétiques, il serait en effet possible, selon lui, de reconstruire la façon dont certains mythes liés aux chiens se seraient propagés à travers le monde, et de remonter, ce faisant, jusqu’au [...]

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