L'étrange revirement d'une enquête sur la DGSE, accusée de "tentative d'extorsion" par un homme d'affaires

·1 min de lecture

La justice s'apprête-t‑elle à refermer un dossier embarrassant pour les services secrets? Depuis quatre ans, l'homme d'affaires franco-suisse Alain Duménil, aujourd'hui âgé de 72 ans, s'escrime à demander des comptes à la Direction générale de sécurité extérieure (DGSE), qu'il accuse d'"arrestation arbitraire" et de "tentative d'extorsion en bande organisée". La juge d'instruction saisie de l'enquête au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) semble sur le point de rendre un non-lieu ; les avocats du plaignant, Gilles-William Goldnadel, Nicolas Huc-Morel et Sébastien Journé, plaideront mardi devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris pour réclamer des investigations supplémentaires.

L'histoire a commencé le 12 mars 2016 à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Alain Duménil allait prendre un vol pour Genève quand, sur la passerelle, des agents de la police aux frontières (PAF) l'ont invité à les suivre pour vérifier son passeport. L'homme d'affaires s'est alors retrouvé dans une pièce sans fenêtres, où l'ont rejoint deux hommes de la DGSE, qui ne se sont pas présentés. Selon sa description, l'un, à la carrure imposante, se tenait devant la porte, l'autre, arborant une Légion d'honneur sur sa veste, menant la discussion, qui devint vite houleuse.

À la tête d'un groupe international d'immobilier, de prêt‑à-­porter et d'aéronautique employant 1.600 salariés, Duménil raconte qu'au cours de ce huis clos les deux fonctionnaires l'ont accusé d'avoir "volé l'État&q...


Lire la suite sur LeJDD

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles