Comment l'État profite des petits excès de vitesse

Comment l'État profite des petits excès de vitesse
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C'est une information donnée par le ministère de l'Intérieur. En France, 60% des contraventions pour excès de vitesse représentent des dépassements de moins de 5 km/h par rapport à la vitesse autorisée. Autrement dit, la très grande majorité des excès de vitesse sont de très faibles dépassements de la limite. Il s'agit de ces quelques secondes d'inattention pour lesquelles les conducteurs sont durement sanctionnés.

Un business intéressant pour l'Etat

On le sait, en France, la majorité des excès de vitesse concerne des dépassements de 20 km/h ou moins de la vitesse autorisée. Mais qu'en est-il des petits excès de vitesse. C'est la sénatrice LR du Var, Françoise Dumont qui a interrogé le ministère de l'Intérieur sur la question. Ce dernier confirme que 58% des excès de vitesse sont émis pour des dépassements de la limitation de vitesse de 5 km/h ou moins. Or, l'amende pour ces excès de vitesse est comprise dans le forfait des infractions concernant les excès de vitesse pour un dépassement de 20 km/h de la limite autorisée. Cette amende est 68 euros plus un point de retrait sur le permis de conduire. Un automobiliste paye donc autant pour un dépassement d'un kilomètre que de vingt kilomètres heure.

Des sanctions injustes ?

En 2019, l'État français a gagné 760 millions d'euros grâce aux revenus issus des contraventions pour excès de vitesse. Un chiffre qui a légèrement baissé l'année dernière du fait de la crise sanitaire. Le gouvernement se défend en affirmant qu'il dépense par an près de 4 milliards d'euros pour renforcer la sécurité routière. Mais pour...Lire la suite sur Autoplus

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