Quel est l'état des nappes phréatiques françaises à l'approche de l'été ?

En juillet dernier, près de 70% des nappes phréatiques étaient sous les normales de saison. Quelle devrait être la situation à l'été 2024 ?

La situation des nappes phréatiques françaises a continué de s'améliorer en mai sous l'effet des pluies et présente un état globalement "très satisfaisant", à l'exception de quelques régions, laissant "entrevoir une période estivale moins difficile que l'an dernier", a annoncé vendredi le BRGM.

Double exception dans les Pyrénées-Orientales et en Corse

Au 1er juin, 70% des nappes de l'Hexagone présentent des niveaux au-dessus des normales, contre 65% un mois auparavant. Seuls 19% (contre 22%) restent à des niveaux peu satisfaisants.

Lire aussiSécheresse : à l'été 2023, 68% des nappes phréatiques françaises toujours sous les normales

"La situation est plus favorable que celle observée l’année dernière, en mai 2023, où 66% des niveaux se trouvaient sous les normales mensuelles", note le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans un bulletin. Seules les nappes des Pyrénées-Orientales et de Corse conservent des niveaux plus bas qu’en mai 2023, précise le BRGM.

Cet état "très satisfaisant sur une grande partie du territoire" est dû à une recharge "très excédentaire" de l'hiver 2023-2024 qui a perduré jusqu'en mai alors que la pluie a continué de tomber, alimentant les nappes traditionnellement en phase de vidange à cette époque où la végétation absorbe une grande partie des précipitations.

Selon Météo-France, le printemps météorologique (mars-avril-mai) a été "le plus pluvieux depuis 2008", "avec une anomalie de +45%" de précipitations, et mai a été le mois de mai le plus pluvieux depuis 2013.

Les dernières pluies ont permis d'améliorer la situation de certaines nappes inertielles, dont le temps d'infiltration est plus long, notamment dans le couloir du Rhône et dans l'ouest et le sud du bassin parisien.

Inquiétudes pour le massif des Corbières et la plaine du Roussillon

Sur les nappes plus réactives, la situation est "très satisfaisante", la plupart d'entre elles présentant des niveaux "modérément hauts à très hauts". La recharge s'est poursuivie en mai sur[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi