"L'été sans retour" de Giuseppe Santoliquido

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Une entrée remarquée pour cet écrivain qui signe un polar dense et sombre situé dans un village du Salento, au sud de la région des Pouilles. Une voix en off, celle de Sandro, nous raconte ce qui est survenu il y a une quinzaine d'années, à Ravina, dans la famille Serrai. Il y a chez le narrateur comme une urgence apaisée à coucher sur le papier des souvenirs douloureux, parce qu'"avec le temps, le passé s'embrume, les visages et les voix s'estompent, et aussi les silhouettes, les paysages." Le drame est survenu un dimanche de l'année 2005 : "Le malheur nous frappa un jour de fête. Un de ces jours où l'on mange et l'on boit à volonté, où l'on danse et l'on s'embrasse." Chiara, cousine de Lucia, nièce de Pasquale Serrai ("insister sur la dernière syllabe, comme lorsque vous échappe un long cri de douleur"), disparaît. Tout juste quinze ans. Des rêves plein la tête, de l'amour plein le coeur. Très vite, on apprend que Sandro est un homme en quarantaine morale. Le village l'a banni. Il a fauté. Tout ce qu'il nous conte, il le tient de Marianne, sa seule amie.

Un père de substitution

Tout ou presque. Parce qu'à cette disparition dans cette Italie montagneuse et rugueuse se mêle aussi sa propre histoire. Celle d'un jeune homme de quinze ans qui perd ses parents dans un accident de voiture et qui est recueilli par les Serrai. Pasquale Serrai sera d'abord Papone. Papone qui lui montre le champ de noisetiers et qui lui dit : "Tu vois, Sandro, cette terre est ma raison de vivre. Je v...


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