L'été pas du tout imaginaire: la serviette de plage

Sisyphe oublie de mettre une serviette de plage digne dans sa valise et se retrouve avec ce qu'il restait encore à l'Intermarché. | Louison
Sisyphe oublie de mettre une serviette de plage digne dans sa valise et se retrouve avec ce qu'il restait encore à l'Intermarché. | Louison

Albert Camus disait (ouais je sais c'est chelou de commencer un texte sur les serviettes de plage en citant Albert Camus, mais que voulez-vous, j'ai fait une terminale L il y a vingt ans et le traumatisme est toujours palpable). Bref, Albert Camus disait: «Il faut imaginer Sisyphe heureux.»

Sisyphe, pour ceux qui n'auraient pas fait de section littéraire, ce n'est pas le nom d'une maladie qui se transmet par le zizi, mais un personnage de la mythologie grecque, condamné par les dieux parce qu'il avait merdé mais je ne sais plus comment (eh oh ça va, la terminale c'est loin, depuis j'ai dû apprendre le nom de toutes les sœurs Kardashian et ça prend de la place. Vous n'avez qu'à aller sur Wikipédia comme tout le monde.)

Bref, Sisyphe est forcé toute sa vie de pousser un rocher (un vrai hein, pas un en praliné), tout en haut d'une montagne, avant de le voir inexorablement dévaler tout en bas et de devoir recommencer. Albert y voyait là le parfait exemple de la condition humaine, et pour lui, malgré le caractère vain de tout ça, il fallait imaginer Sisyphe heureux de son sort. En gros.

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Bref, une serviette de plage c'est pareil. Ça c'est moi qui l'affirme, pas Bébert.

(Logiquement à ce moment du texte vous avez envie de vérifier la posologie de la vitamine C à croquer que je prends tous les matins. Mais je vous rassure, j'ai jamais réussi à ouvrir le tube.)

Oui, une serviette de plage c'est aussi un magnifique exemple de la grande fatalité de la vie.

À chaque fois, on a l'espoir qu'elle va rester douce, immaculée, à l'abri du moindre grain de sable, qui viendra pourtant, fatalement, cruellement, parce que c'est son destin, se caler au niveau de la raie de vos fesses. Là où il est le plus compliqué de le déloger avec élégance ou juste dignité. Oui, à peine arrivé sur...

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