Les lésions des poumons de malades du Covid-19 rendues visibles

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Une nouvelle technique d'imagerie utilisée au synchrotron de Grenoble a permis de voir et de mieux comprendre les lésions pulmonaires des malades atteints d'une forme grave du Covid-19.

Au tout début de la pandémie de Covid-19, les médecins cherchaient à mieux comprendre et définir la nature des lésions qu'engendrait le SARS-CoV-2 dans l'organisme et plus particulièrement au niveau des poumons, préférentiellement ciblés par le virus. "C'est à ce moment-là, pendant le premier confinement en France, que j'ai été contacté par des collègues du Collège Universitaire de Londres (UCL) pour savoir si certaines des techniques que j'avais développées pour étudier des fossiles pouvaient être utilisées pour observer des organes entiers, des poumons donc, de malades, ce qui n'était pas possible par ailleurs", explique à Sciences et Avenir Paul Tafforeau, paléontologue qui travaille à l'ESRF, l'Installation Européenne de Rayonnement Synchrotron située à Grenoble.

C'est ainsi qu'il a adapté, appuyé par une équipe internationale, une technique d'imagerie nommée HiP-CT (Hierarchical Phase-Contrast Tomography) afin de pouvoir scanner des organes complets puis zoomer jusqu'au niveau cellulaire, à des résolutions jamais atteintes auparavant.

100 milliards de fois plus lumineuse qu'une radiographie

Pour arriver à un tel résultat, il fallait bénéficier de la source de rayons X très lumineuse produite par le tout nouvel équipement installé dans la capitale du Dauphiné, le synchrotron de quatrième génération, l' (pour Extremely Brilliant Source). Un énorme cylindre de 900 mètres de circonférence à l'intérieur duquel les électrons circulent presque à la vitesse de la lumière pour générer des faisceaux de rayons X cent fois plus cohérents que les synchrotrons existants et 100 milliards de fois plus lumineux qu'une radiographie médicale !

Au sortir du premier confinement, Paul Tafforeau a pu utiliser cette installation - qui n'a été rouverte que pour cette recherche - pour commencer à tester son idée sur des organes d'animaux, d'abord, puis très rapidement sur des échantillons humains. "Ce que nous réalisons à l'ESRF n'est pas très différent d'un scanner médical sauf qu'ic[...]

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