L'Équateur n'est plus épargné par la violence des gangs

Coincé entre la Colombie et le Pérou, les deux principaux producteurs mondiaux de cocaïne, l’Équateur s’est longtemps présenté comme une « île de paix », immune à la violence frappant ses voisins. Cette époque est désormais révolue. Le pays est gangrené par les cartels mexicains de Sinaloa, du Golfe et des Zetas, qui ont fait de l’Équateur un territoire en dispute entre bandes mafieuses.

Avec notre correspondant à Quito, Éric Samson

Au moins 30 bandes criminelles se disputent le contrôle du trafic de stupéfiants en Équateur, et notamment de ses ports par où la drogue est exportée. L’Équateur est aujourd’hui le troisième pays après la Colombie et les États-Unis où le plus de drogue est saisie, 210 tonnes par exemple l’an dernier. Autres avantages pour les trafiquants, le pays est dolarisé, l’État faible et la justice gangrenée par la corruption.

Près de 400 prisonniers morts en un an

Les disputes entre cartels et bandes criminelles ont donc provoqué une croissance exponentielle de la violence. L’an dernier, le taux d’homicides était de 14 pour 100 000 habitants contre 6 en 2018. Les assassinats par « sicarios » ou tueurs à gage sont quotidiens. Près de 400 détenus sont morts depuis l’an dernier lors d’affrontements entre bandes rivales se disputant le contrôle du trafic de drogue dans les prisons du pays.

« Mexicanisation »


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