L'épidémiologiste Arnaud Fontanet : "D'autres régions risquent de basculer dans une situation très difficile"

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L'épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique, invite à tester l'impact de nouvelles mesures dans les Régions non-confinées. Il dresse un état des lieux de la situation épidémique dans les écoles et anticipe les effets de la vaccination.

Comment comprendre ce "confinement" ouvert, dont Emmanuel Macron réfute le nom?
Le gouvernement choisit une approche rationnelle qui s'appuie sur un double constat. D'une part, l'impact très lourd du confinement sur la santé mentale des Français. D'autre part, la physiologie de la transmission du Sars-CoV-2. La très grande majorité des contaminations se produit en espaces clos – repas, bureaux partagés, covoiturage… –, lorsque les mesures barrière ne sont pas respectées. La stratégie consiste donc à dire : avec le retour des beaux jours, sortez, promenez-vous, faites du sport, tout en évitant les regroupements. Mais en contrepartie – et il faut insister –, limitez au maximum vos rencontres en intérieur, et si vous en avez, appliquez strictement les gestes barrière.

""Une fois que l'on est, comme aujourd'hui, dans une situation où le virus circule fortement, maintenir les établissements ouverts revient à prendre un risque

Les mesures annoncées suffiront-elles à freiner l'épidémie?
La question est de savoir si, avec la lassitude ambiante, les gens vont comprendre et se saisir de ces consignes. Mais en Île-de-France, dans les Hauts-de-France et en Paca, on n'a pas le droit à l'erreur. On frôle déjà les 100% de saturation en réanimation. Quoi qu'il arrive, on a devant nous deux à trois semaines avant que les mesures prises aient un effet sur les admissions en réanimation, pendant lesquelles le variant anglais va achever d'occuper l'espace. La pression sur l'incidence sera d'aut...

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