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Comment l'épidémie de choléra en Afrique est favorisée par le changement climatique

De nombreux pays d'Afrique australe et de l'Est sont touchés en ce moment par une épidémie de choléra. Le manque d'accès à des toilettes et à des systèmes d'assainissement est le premier facteur de propagation de cette diarrhée aiguë causée par une bactérie transmise par l'eau ou la nourriture contaminées. Mais les événements climatiques extrêmes liés au réchauffement de la planète ont aussi un effet multiplicateur. Entretien avec Patrick Otim, en charge des crises sanitaires au sein du bureau Afrique de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

RFI : Comment concrètement le réchauffement climatique est-il devenu un facteur prédominent de la résurgence du choléra en Afrique ?

Patrick Otim : Quand les cyclones sont accompagnés de vents très forts et suivis d'inondations, les toilettes et les sources d'eau peu profondes sont inondées. Dans beaucoup d'endroits, ces toilettes ne sont pas solides, elles sont faites de bric et de broc et sont détruites facilement. Quand les toilettes sont détruites, tous les excréments se déversent dans l'eau. Et comme l'eau est partout, que toute la zone est inondée, les autres sources d'eau, comme les forages ou les puits, sont aussi contaminés.

Les gens n'ont pas d'autres endroits où trouver de l'eau alors ils boivent cette eau contaminée et finissent avec le choléra. On l'a vu en Zambie notamment. Lors des inondations en Zambie, on a fait des tests dans les sources d'eau, les forages, les puits et plus de 90% d'entre eux étaient contaminés à la matière fécale.

Et comment la sécheresse contribue-t-elle à la propagation de la maladie ?


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