L'Épée, addition de talents pour un rock tranchant

Yann Bertrand

Anton Newcombe est une mythologie du rock à lui tout seul. Son credo : "Les règles, c’est pour les mecs du business, pas pour les artistes". C'est lui, le leader du Brian Jonestown Massacre, grand spécialiste du grand fracas, qui a eu l'idée de ce nom, L'Épée. Un nom qui claque, pour une musique qui déborde.


Pourtant, ce disque aurait dû être celui d'Emmanuelle Seigner. L'actrice et chanteuse l'avait enregistré chez les Limiñanas à Perpignan, qui avaient envoyé les pistes à Anton Newcombe, installé à Berlin. Dans son studio, l'Américain a tellement rajouté de couches et tordu le son, qu'un collectif est né, auquel on peut même rajouter Bertrand Belin, plume et voix sur quelques morceaux. Lionel Limiñana le dit sans faille : "Le disque était au moins autant à lui qu'à nous".

Franchement, je préfère être la chanteuse d'un groupe qu'avoir un album solo

Emmanuelle Seigner


Le rock, cette musique diabolique, furieusement planante, psyché, omniprésente et absolument pas anachronique pour les membres de ce super-groupe.

La mort du rock, ils en parlent depuis 1955 ! Cette musique est pratiquée dans tous les garages, dans le monde entier

Lionel Limiñana

Et pour Anton Newcombe, qui avait déjà travaillé avec les Limiñanas sur leur dernier disque Shadow People, il s'agissait aussi d'assouvir un fantasme : "Ce qui m’intéresse, c’est de montrer (...)

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