L'énigme du cycle du carbone serait résolue

Éléonore Solé, Rédactrice scientifique
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En extrayant des sédiments des fonds marins, les scientifiques retracent la teneur en carbone des derniers millions d'années. Ces données indiquent la quantité de CO2 qui se trouvait dans l'atmosphère à cette époque, ainsi que son évolution. Jusqu'à présent, les éléments dont disposaient les chercheurs se contredisaient. « L'ère cénozoïque (de -66 millions d'années à nos jours) est marquée par des aberrations dans le cycle du carbone et de grands changements climatiques, dont certains remettent en question la compréhension actuelle du cycle du carbone », écrivent les auteurs d'une nouvelle étude qui se targuent de résoudre l'énigme.

Le cycle du carbone est l'ensemble des échanges dudit carbone sur Terre. Ces échanges ont lieu entre les différents réservoirs de stockage du carbone : la lithosphère (le sol), l'hydrosphère (l'ensemble des océans, mers, lacs et cours d'eau), la biosphère (la faune et la flore), et l'atmosphère. Ces réservoirs étant liés par leurs interactions, une augmentation ou une diminution du carbone dans l'un d'eux provoque une augmentation ou une diminution du carbone ailleurs. Des retombées qui sont prédictibles. Mais c'est sur ce point que l'énigme réside.

Car, d'après les connaissances en vigueur, une diminution du carbone dans l'atmosphère — le CO2 — devrait conduire à une diminution du « seuil de compensation carbone ». Celui-ci marque la profondeur dans l'océan où le carbonate de calcium (une forme du carbone) est entièrement dissous. Au cours du cénozoïque, la teneur en CO2 atmosphérique a chuté. Ce seuil aurait dû se relever « mais les archives montrent qu'il s'est approfondi », rapporte Nemanja Komar, océanographe et coauteur de l'étude.

Le CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives) présente le cycle du carbone. @ CEA Recherche

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