L'émotion des militantes féministes de Buenos Aires après la légalisation de l'IVG

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Dans le pays du pape François, l’IVG devient donc légale jusqu’à la 14e semaine de grossesse. Deux ans après une mobilisation historique pour le droit à l’avortement en Argentine, l’émotion chez les militantes féministes était vive à l’annonce du vote à Buenos Aires.

De notre correspondante à Buenos Aires, Aude Villiers-Moriamé

« Avortement légal à l’hôpital », scandent les militantes féministes, qui ont passé la nuit devant le Congrès dans l’attente du vote au Sénat. Avec 38 voix pour et 29 voix contre, le projet de loi du gouvernement a été adopté bien plus largement que ce qui était attendu.

« Je suis extrêmement émue… C’est le résultat d’une lutte ancestrale, qui a mobilisé énormément de personnes et qui a dû faire face au jugement d'une partie de la société, surtout dans certaines provinces conservatrices… Je suis très heureuse, en particulier pour les jeunes femmes !»,confie Graciela, assistante sociale d’une cinquantaine d’année, les larmes aux yeux.

Des jeunes militantes étaient en effet venues par milliers soutenir le droit à l’IVG près du Congrès.

« L’Argentine est un pays un peu plus juste à présent… Il reste encore beaucoup de choses à faire, mais c’est déjà un pas immense ! L’avortement est un droit basique des femmes qui aurait dû être reconnu dans la toute première Constitution de notre pays ! », s'enthousiasme Magdalena, Magdalena, foulard vert au cou.

Cette loi devrait enfin permettre à l’Argentine d’en finir avec les avortements clandestins qui, lorsqu’ils sont réalisés dans de mauvaises conditions sanitaires, entraînent l’hospitalisation de 38 000 femmes chaque année.

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