Législatives : le “vote républicain” l’a emporté mais gare au “pansement provisoire”

La France a connu “les élections législatives les plus anxiogènes de son histoire” mais “le vote républicain l’a emporté”, soupire Clarín.

Selon les résultats définitifs, publiés par le ministère de l’Intérieur, le Nouveau Front populaire (NFP) a remporté 178 sièges, devant le camp macroniste (156). Le Rassemblement national (RN), donné vainqueur par les sondages cette semaine, n’arrive qu’en troisième position, avec 142 députés élus.

Ces résultats “constituent un revers pour la leader d’extrême droite Marine Le Pen, qui échoue dans sa tentative d’obtenir la majorité absolue – ce que les projections considéraient comme possible il y a une semaine – ou même de gagner”, poursuit le quotidien argentin.

Le site suisse Blick estime pour sa part que la campagne électorale “en forme de sprint a laissé le RN dans ses starting-blocks électoraux. Le plafond de verre qui l’empêche d’accéder au pouvoir résiste toujours. Le succès du ‘barrage républicain’ a prouvé qu’il faut bien plus qu’une poussée électorale pour le fissurer puis le faire craquer”.

Assemblée “fortement divisée”

Mais “la satisfaction d’avoir esquivé la balle ne doit pas brouiller les chiffres”, avertit El País : “Dans bon nombre des 577 circonscriptions électorales, l’extrême droite n’était qu’à quelques voix d’obtenir un député.”

Une inquiétude partagée par le New York Times, qui relève que “même avec moins de sièges que prévu, le RN a désormais pris une place dans la politique française qui efface un paysage politique d’après-guerre construit autour de l’idée que le caractère ouvertement raciste et antisémite de l’extrême droite la rendait indigne d’accéder à des postes de pouvoir”.

Le quotidien américain décrit en outre une Assemblée nationale “fortement divisée”, “aucune coalition gouvernementale ne semble immédiatement envisageable, les centristes de M. Macron étant coincés entre des groupes d’extrême droite et d’extrême gauche qui se détestent” et “haïssent” le président.

De fait, “le pari” macronien de convoquer des élections anticipées “s’est avéré positif pour l’idiosyncrasie républicaine française, mais plutôt mauvais pour la stabilité du chef de l’État lui-même”, ironise le site conservateur espagnol El Confidencial.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :