Législatives en Suède: l'extrême droite a imposé ses thèmes à la campagne

Ce dimanche, plus de 7 millions et demi de Suédois sont appelés aux urnes pour des élections législatives. Dans un contexte de crise internationale, avec le conflit en Ukraine, et alors que la Suède attend d’intégrer l’OTAN, ce scrutin s'annonce serré et le parti d'extrême-droite des Démocrates, est en embuscade.

Les Suédois doivent choisir entre deux blocs, deux coalitions. Celle emmenée par les sociaux-démocrates et sa chef de file, la Première ministre sortante, Magdalena Andersson et celle emmenée par le chef des Modérés, le conservateur Ulf Kristersson qui, pour la première fois dans l’histoire de sa formation, se dit prêt à s’allier au parti d’extrême droite des Démocrates de Suède dirigé par Jimmie Akesson.

« C’est un vote assez historique, bien que l’on se trouve dans une conjoncture de crise politique depuis 2014, avec des blocs qui ont du mal à se départager, centre-droit, centre-gauche, nous explique Yohann Aucante, maître de conférence à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) au micro de Romain Lemaresquier du service Europe. La nouveauté de cette élection, c’est qu’il y a eu un déplacement à l’intérieur de ces blocs et pour la première fois le parti nationaliste des Démocrates de Suède s’est rapproché du bloc de droite : ça a fait migrer le parti du centre plutôt vers la gauche et donc on a deux blocs potentiels qui maintenant sont à touche-touche aux alentours de 49/50, très difficile de savoir lequel va l’emporter... »

Jimmie Akesson va-t-il devenir le faiseur de roi ?


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