Législatives: S'allier avec Macron? Divisions chez Les Républicains sur la stratégie à adopter à l'Assemblée

Le président des Républicains Christian Jacob. (Illustration) - Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP
Le président des Républicains Christian Jacob. (Illustration) - Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP

Après des résultats décevants, c'est l'heure des questionnements quant à l'attitude à adopter. À l'issue du second tour des élections législatives, ce dimanche, Les Républicains, l'UDI et leurs alliés devraient voir 67 à 71 députés les représenter à l'Assemblée nationale, selon la dernière projection Elabe pour BFMTV. Un score plus faible qu'en 2017, où le parti était parvenu à y envoyer 112 députés.

Selon le président des Républicains, Christian Jacob, la ligne restera la même: "Nous resterons dans l'opposition" face à Emmanuel Macron. Pourtant, le camp présidentiel, qui n'a pas atteint une majorité absolue à l'issue du scrutin, va devoir composer avec d'autres forces politiques pour pouvoir faire passer ses lois.

"Pour ce qui nous concerne, nous avons fait campagne dans l'opposition, nous sommes dans l'opposition, nous resterons dans l'opposition", a déclaré, depuis le siège du parti, Christian Jacob.

Jean-François Copé plaide pour un pacte

Autre son de cloche sur la stratégie à adopter, pourtant, du côté de Jean-François Copé: l'ancien ministre et ancien député de Seine-et-Marne plaide ce dimanche, dans une série de messages publiés sur Twitter, pour une coopération avec la majorité présidentielle.

"Depuis des semaines, je répète qu’un pacte de gouvernement est vital entre Macron et LR afin de lutter contre la montée des extrêmes. L’extrême gauche comme l’extrême droite sont des dangers absolus pour la France. Ils incarnent l’un et l’autre violence, tension et sectarisme", a-t-il écrit sur le réseau social.

"Chacun est maintenant placé devant ses responsabilités à la sortie de ce désastre électoral pour le Président de la République. Sécurité, dépenses publiques, laïcité, réforme de l’Etat, il appartient aujourd’hui à la droite républicaine de sauver le pays!", a-t-il poursuivi.

Un message que Christian Jacob résume ce dimanche soir à une prise de position "personnelle".

LR, "bouée de sauvetage" pour le parti présidentiel?

À l'heure des choix, d'autres oscillent entre ces deux positions. Sans se prononcer en faveur d'une alliance avec le parti d'Emmanuel Macron, Rachida Dati déclare sur BFMTV que les élus LR ont soutenu le gouvernement ces cinq dernières années lorsque les lois proposées étaient en accord avec leurs idées.

"Qu'avons-nous fait pendant cinq ans? Quand ces réformes allaient dans le sens de l'intérêt des Français, on les a votées. [...] On a dit 'pas de participation au gouvernement', mais à l'Assemblée nationale on fait avancer les réformes dans l'intérêt des Français".

"Pendant cinq ans, ils nous ont ignorés", poursuit-elle sur notre antenne ce dimanche soir, déclarant que son part est perçu comme une "bouée de sauvetage" par le camp présidentiel.

Dans le cas où LR concluerait un pacte avec la majorité présidentielle à l'Assemblée, cette dernière pourrait peut-être toucher du doigt une majorité absolue.

Article original publié sur BFMTV.com

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