Législatives: le PS veut "un candidat unique de la gauche" là "où l'extrême droite peut l'emporter"

Le premier secrétaire du PS  Olivier Faure s'adresse à la presse le 22 septembre 2020 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP
Le premier secrétaire du PS Olivier Faure s'adresse à la presse le 22 septembre 2020 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Les insoumis et les socialistes vont se revoir. Après une première rencontre ce mercredi, les responsables de La France insoumise et du Parti socialiste vont échanger de nouveau d'ici ce week-end pour établir de nouvelles avancées dans les négociations pour les élections législatives de juin 2022.

"Nous avons eu des discussions sérieuses. Notre proposition n'est pas l'union de la gauche mais bien d'élargir l'Union populaire", expliquait ce mercredi Manuel Bompard, le négociateur en chef de LFI.

Dans Le Figaro, le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, indique ce mercredi soir une des exigences du PS pour un accord national. "Il faut un candidat unique de la gauche dans la centaine de circonscriptions ou l’extrême droite peut l’emporter", dit le socialiste.

"Une coalition n’est pas une soumission"

"Nous devons éviter de nous affronter dans les circonscriptions où il y a des députés sortants qui partagent la même volonté de justice sociale et écologique, et ensuite une répartition qui tienne compte de la présidentielle mais aussi des implantations locales et des élections intermédiaires", indique Olivier Faure, lui-même député de Seine-et-Marne.

Dans cet entretien, le patron du PS prévient aussi que son parti ne sera pas "soumis" au mouvement de Jean-Luc Mélenchon. "Les gauches ne sont pas irréconciliables", même si "des désaccords demeureront. Une coalition n’est pas une soumission, chacun conservera son identité", affirme Olivier Faure.

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Mélenchon a "le devoir" de "rassembler la gauche"

Pas de retour du programme commun, donc. "Il n’y a pas de retour vers le futur", ironise le Premier secrétaire du PS. Toutefois, l'union réalisée dans les années 1970 entre le PCF et le PS, malgré d'importantes divergences, inspire Olivier Faure.

"Le souvenir que je garde de François Mitterrand, ce sont ses appels inlassables au rassemblement et à l’unité de la gauche, dans des circonstances ou l’union était bien plus difficile à réaliser."

"Lucide", Olivier Faure estime que Jean-Luc Mélenchon "est aujourd’hui en situation de rassembler la gauche. Il en a la responsabilité et même le devoir."

"À lui de se montrer à la hauteur du rôle que lui ont conféré les électeurs", lance le socialiste.

Article original publié sur BFMTV.com

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