Législatives: pas de "politique-fiction", Macron répond à Mélenchon sur Matignon

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Emmanuel Macron, le 31 mai 2022. (Photo: Johanna Geron via Reuters)
Emmanuel Macron, le 31 mai 2022. (Photo: Johanna Geron via Reuters)

Emmanuel Macron, le 31 mai 2022. (Photo: Johanna Geron via Reuters)

POLITIQUE - À moins de 10 jours du premier tour des législatives, Emmanuel Macron est revenu, dans un entretien accordé à la presse régionale ce vendredi 3 juin, sur l’ambition de Jean-Luc Mélenchon de devenir Premier ministre dans le cas où la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) obtient la majorité lors des élections des 12 et 19 juin. Il estime qu’“aucun parti politique ne peut imposer un nom au président”.

Interrogé sur une nomination de l’Insoumis à Matignon en cas de victoire de la Nupes, le chef de l’État a indiqué ne “jamais fai[re] de politique-fiction” et dit souhaiter “que, dans la continuité de l’élection présidentielle, les Français fassent le choix de la solidité: d’une majorité stable et sérieuse pour les protéger face aux crises et pour agir pour l’avenir”.

Pendant l’entre-deux-tours de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, arrivé en troisième position le soir du premier tour, avait appelé les Français à l’”élire Premier ministre”. “Je serai le Premier ministre, pas par la faveur de M. Macron ou de Mme Le Pen, mais par les Français qui m’ont élu”, avait-il dit sur BFMTV.

“Aucun parti politique ne peut imposer un nom au président”

Selon un sondage BVA publié ce vendredi pour Orange et RTL, 41% des Français sondés souhaitent que l’actuelle Première ministre Elisabeth Borne conserve son poste à Matignon, 31% veulent que Jean-Luc Mélenchon devienne chef du gouvernement.

“Il est rare de gagner une élection à laquelle on ne se présente pas, a poursuivi Emmanuel Macron en référence au choix de Jean-Luc Mélenchon de ne pas se présenter lors des législatives. Le président choisit la personne qu’il nomme Premier ministre en regardant le Parlement.” “Aucun parti politique ne peut imposer un nom au président”, laissant entendre qu’il ne le choisira pas comme chef de gouvernement.

Plus tôt dans l’entretien, le chef de l’État a également qualifié les programmes de Jean-Luc Mélenchon et de la responsable politique d’extrême droite Marine Le Pen de projet de “désordre” et de “soumission”. “Ils expliquent qu’il faut sortir de nos alliances, de l’Europe, et bâtir des alliances stratégiques avec la Russie. C’est la soumission à la Russie”, avance Emmanuel Macron.

Affirmant avoir “lu le programme de la Nupes”, Emmanuel Macron assure qu’“ils y citent vingt fois le mot taxation et trente fois le mot interdiction, ce qui donne une idée assez claire de l’esprit du programme… C’est un projet de liberté sans doute ? Cela ne va pas rendre les gens fous, ça?”

Répondant à une question sur la déclaration de Jean-Luc Mélenchon qui expliquait que lui ”élu, ce ne sera pas forcément le paradis, mais ce ne sera plus l’enfer”, le président a cité l’écrivain Sylvain Tesson: “la France est peuplée de gens qui vivent au paradis mais croient être en enfer.” Il juge que face à la crise de la démocratie, les Français “veulent être associés aux décisions”.

Dans la soirée, l’élu communiste Ian Brossat a réagi aux propos d’Emmanuel Macron en évoquant les “10 millions de pauvres, 8 millions de personnes à l’aide alimentaire, 4 millions de mal-logés”. “Paradis, assurément”, a-t-il ironisé.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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