Législatives: Olivier Dussopt renonce à être candidat en Ardèche et va "chercher un travail"

C'est sa suppléante quand il était ministre du Travail, Laurence Heydel Grillere, qui va tenter de se faire élire députée dans la deuxième circonscription de l'Ardèche.

La fin d'une aventure parlementaire de près de 14 ans. L'ancien ministre du Travail et député de l'Ardèche Olivier Dussopt (Renaissance) ne sera pas candidat aux législatives, a-t-il affirmé mercredi 12 juin 2024 à l'AFP, confirmant une information du Dauphiné.

"J'avais décidé de ne pas me représenter en 2027 en considérant que quatre mandats c'est bien", a-t-il expliqué, en constatant que la décision du président de la République de dissoudre l'Assemblée nationale a "accéléré" les choses.

Et Olivier Dussopt d'ajouter: "la limitation du cumul dans le temps est une bonne chose, c'est bien de mettre en adéquation ses actes et ses paroles, d'autant plus l'on peut continuer à être engagé politiquement sans nécessairement avoir un mandat et que personne n'est propriétaire de sa circonscription."

Sa suppléante quand il était ministre du Travail, Laurence Heydel Grillere, va tenter de se faire élire députée dans la deuxième circonscription de l'Ardèche, lors des législatives des 30 juin et 7 juillet. Sait-il ce qu'il va faire désormais? "Pas du tout. Je vais faire comme plein de Français, c'est-à-dire chercher un travail et trouver quelque chose qui me plait", répond-il.

Olivier Dussopt ne quitte pas pour autant la vie politique, et continuera à diriger son parti Territoires de progrès, et à assurer ses fonctions de secrétaire général exécutif de Renaissance. Le nom de l'ancien ministre fait partie d'une première liste de candidats investis par Renaissance, mais le parti a réinvesti "automatiquement" la plupart des sortants, a-t-il expliqué.

L'ancien ministre s'était montré réservé en mars vis-à-vis de la réforme de l'assurance-chômage portée par le Premier ministre Gabriel Attal, à laquelle le président de la République Emmanuel Macron a de nouveau apporté son soutien mercredi.

Le député âgé de 45 ans avait été élu pour la première fois en juin 2007, sous les couleurs du parti socialiste. Il avait rejoint En Marche fin 2017, et avait été désigné secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, puis ministre délégué chargé des Comptes publics et enfin ministre du Travail.

Article original publié sur BFMTV.com