Législatives: Olivia Grégoire admet qu'il va être "compliqué" de gouverner

Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement, le 1er juin 2022 - AFP
Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement, le 1er juin 2022 - AFP

"Ca va être compliqué (de gouverner, NDLR), évidemment", admet sans détour ce lundi la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire, sur France Inter, au lendemain des législatives.

Le scrutin constitue un camouflet historique pour la majorité en place, qui passe d'absolue à relative à l'Assemblée. Les résultats sont marqués par une percée du Rassemblement national (RN) qui obtient un nombre inédit de députés (90), et par l'alliance nouée à gauche, la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), qui récolte 131 sièges, selon les projections d'Elabe pour BFMTV, L'Express avec notre partenaire SFR.

"On va essayer d'être optimiste", admet néanmoins la secrétaire d'État. "À l'impossible, nul n'est tenu. On nous trouvera toujours pour essayer d'embarquer avec nous, de convaincre surtout les modérés, qui seront aussi présents dans ce Parlement, peu nombreux, mais de nous suivre. Ce sera donc compliqué, il va falloir de l'imagination, de l'audace, de l'ouverture, c'est une évidence", développe Olivia Grégoire.

Ouverture "où il faudra"

L'ouverture se fera-t-elle à droite, alors que Les Républicains sont parvenus à sauver 64 sièges dans l'hémicycle? "Où il faudra, et ça ce sont des discussions qui auront lieu dans les prochaines heures, qui seront menées par le président de la République, par la Première ministre. Il faudra qu'on s'ouvre à toutes celles et ceux qui veulent faire avancer le pays", évacue Olivia Grégoire.

"Ma hantise, c'est que ce pays soit bloqué", ajoute-t-elle. "Dans huit jours, il y a un texte qui arrive sur le bureau de l'Assemblée nationale, celui sur le pouvoir d'achat", poursuit Olivia Grégoire, qui évoque une "épreuve de vérité".

Au sein des Républicains (LR), les violons vont devoir être accordés. Dimanche, le président de LR Christian Jabob a affirmé que le parti resterait "dans l'opposition". Une position qui n'est pas celle du maire LR de Meaux Jean-François Copé, qui a appelé à un "pacte de gouvernement" avec Emmanuel Macron, estimant qu'"il appartient à la droite républicaine de sauver le pays".

Article original publié sur BFMTV.com

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