Législatives: ces ministres qui ont toutes leurs chances d'être élus et ceux qui risquent de perdre

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Olivier Dussopt, Gabriel Attal et Jean-Michel Blanquer le 28 janvier 2020 à l'Assemblée nationale  - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Olivier Dussopt, Gabriel Attal et Jean-Michel Blanquer le 28 janvier 2020 à l'Assemblée nationale - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

À six semaines des législatives, la liste des ministres candidats est désormais connue. Si certains ne devraient pas avoir de difficulté à entrer à l'Assemblée nationale ou à se faire réélire à l'instar d'Olivier Véran ou de Gabriel Attal, d'autres sont dans des situations plus compliquées comme Jean-Michel Blanquer ou Emmanuelle Wargon.

· Les ministres qui ont le sourire

Olivier Véran, élu en 2012 sous les couleurs socialistes puis en 2017 sous l'étiquette La République en marche, devrait gagner sans difficulté dans la 1ère circonscription de l'Isère, malgré le très bon score à Grenoble de Jean-Luc Mélenchon (38,94%).

Pour Gérald Darmanin, qui n'a été élu qu'une seule fois à l'Assemblée nationale, les jeux semblent faits dans la 10ème circonscription du Nord qui compte notamment Tourcoing, la ville qu'il a longtemps dirigé. Vincent Ledoux, l'actuel député, issu des bancs de la droite, devrait être son suppléant. Quant aux LR, ils ont déjà annoncé qu'ils ne présenteraient pas de candidat face à l'ancien membre de leur famille politique.

Gabriel Attal qui avait été élu pour la première fois dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine en 2017, devrait l'emporter. À Boulogne et à Vanves, Emmanuel Macron a récolté dès le premier tour respectivement 45% et 35% des voix.

Elisabeth Borne a également de grandes chances de l'emporter dans la 6ème circonscription du Calvados. Emmanuel Macron est arrivé très en tête au premier tour, le RN a fait un score dans sa moyenne nationale et Jean-Luc Mélenchon n'a pas réussi à dépasser la barre des 15%.

Marc Fesneau, le secrétaire d'État au Parlement se devrait pas non plus rencontrer de difficulté particulière dans le Loir-et-Cher, après avoir été maire et conseiller régional pendant des années.

Même constat pour Brigitte Bourguignon dans le Pas-de-Calais. La ministre en charge de l'autonomie a remporté haut la main une législative partielle en juin dernier.

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Olivia Grégoire devrait probablement réusir à réitérer l'exploit de son élection en 2017. La future secrétaire d'État à l'Économie sociale et solidaire avait ravi à la surprise générale la 12ème circonscription de Paris à Philippe Goujon, le député sortant. Mais les très bons scores d'Emmanuel Macron au premier comme au second tour ainsi que l'investiture de Jérôme Loriau, au nom des LR, relativement méconnu, devrait lui permettre d'être réélu.

Franck Riester ne devrait pas non rencontrer de difficulté particulière en Seine-et-Marne. Le secrétaire d'État au Commerce extérieur, longtemps maire de Coulommiers, pourrait cependant croiser le fer avec le RN alors que Marine Le Pen est arrivée en tête dans sa commune.

Geneviève Darrieussecq pourrait elle aussi être réélue facilement dans la 1ère circonscription des Landes. Mont-de-Marsan, la commune qu'elle a longtemps dirigé a d'ailleurs placé Emmanuel Macron loin devant Marine Le Pen au premier tour.

La secrétaire d'État Sarah El Hairy peut également être optimiste dans la 5ème circonscription de Loire-Atlantique. Le président de la République est arrivé en tête sur ces terres qui votent généralement au centre-droit.

Joël Giraud, député depuis 2002 dans les Hautes-Alpes et secrétaire d'État à la ruralité devrait être réélu haut la main.

Olivier Dussopt, ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, a été élu au Palais-Bourbon pour la première fois en 2007, dans la 2ème circonscription de l'Ardèche. En 2017, il a d'ailleurs fait partie des très rares députés socialistes à gagner face à un candidat LaREM, avant de rejoindre les bancs de la macronie.

· Les ministres pour qui les jeux sont très ouverts

Dans la 11ème circonscription des Yvelines, qui a changé régulièrement de couleur politique, au gré des majorités, Nadia Hai, la ministre déléguée à la Ville, devra probablement labourer beaucoup le terrain pour espérer l'emporter. Ce territoire sort d'ailleurs divisé de la dernière présidentielle. À Trappes, l'une des plus grosses communes de la circonscription, Jean-Luc Mélenchon a récolté plus de 60% des voix au premier tour. Mais Emmanuel Macron est arrivé en tête à Elancourt, la seconde commune la plus importante en nombre d'habitants de ce territoire.

Brigitte Klinkert va également devoir convaincre. Suppléante du maire LR de Colmar, Eric Straumann, la ministre déléguée à l'Insertion n'a jamais été élue en son nom à l'Assemblée nationale. Si elle est inscrite dans le paysage politique locale depuis près de 40 ans, la dernière législative partielle n'avait accordé qu'un peu plus de 3% des voix au candidat LaREM en juin 2020.

· Les ministres pour qui la partie s'annonce compliquée

La partie est loin d'être gagnée pour Jean-Michel Blanquer dans la 4ème circonscription du Loiret. Son investiture est contestée par un candidat Horizons. Quant à la droite, elle est solidement implantée dans le département depuis plus de 40 ans.

Même constat pour Laurent Pietraszewski, le secrétaire d'État aux retraites, dont le travail chez Auchan avant sa nomination avait fait polémique. Il a dirigé la liste LaREM lors des régionales et a été éliminé dès le premier tour avec moins de 10% des voix. À Dunkerque, qui représente l'essentiel de la circonscription, Marine Le Pen a recueilli plus de 30% des voix au premier tour.

Clément Beaune, le secrétaire d'État aux affaires européennes, va également devoir mouiller la chemise dans la 7ème circonscription de Paris. Jean-Luc Mélenchon est arrivé très largement en tête dans les arrondissements concernés. 47% des voix ont été à Yannick Jadot et à La France insoumise par exemple dans le 11ème arrrondissement. Un score qui donne de l'espoir à la candidate Nupes Caroline Mecary et qui complique la donne pour le macroniste.

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Amélie de Montchalin va devoir également monter au combat dans la sixième circonscription de l'Essonne. Dans la plus grosse ville du territoire, Massy, Jean-Luc Mélenchon a récolté 38% des voix, 10 points devant Emmanuel Macron. La ministre de la Transformation et de l'action publiques affrontera Jérôme Guedj, qu'elle avait battu en 2017.

Pour sa toute première élection, la ministre du Logement Emmanuelle Wargon part en mauvaise posture dans la 8ème circonscription du Val-de-Marne. Elle devra battre l'indéboulonnable Michel Herbillon, député LR depuis 1997 et maire pendant près de 25 ans de Maisons-Alfort.

La secrétaire d'État à la biodiversité, Bérengère Abba, élue en 2017 en Haute-Marne, va devoir durement ferailler dans ce département qui est le quatrième en France métropolitaine à avoir le plus voté pour Marine Le Pen.

Article original publié sur BFMTV.com

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