Législatives: Marion Maréchal appelle à "l'union nationale" pour faire triompher le "camp national"

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Marion Maréchal, lors du meeting d'Eric Zemmour, candidat Reconquête! à la présidentielle, le 7 avril 2022 au Palais des Sports, à Paris - bERTRAND GUAY © 2019 AFP
Marion Maréchal, lors du meeting d'Eric Zemmour, candidat Reconquête! à la présidentielle, le 7 avril 2022 au Palais des Sports, à Paris - bERTRAND GUAY © 2019 AFP

Cinq ans après avoir vu Marine Le Pen et le Rassemblement national s'incliner au second tour de la présidentielle, Marion Maréchal a cette année vécu la défaite de sa tante du côte d'Éric Zemmour, son rival à l'extrême droite. De retour en politique après avoir quitté le RN en 2017, c'est en effet du côté de Reconquête! que la petite-fille de Jean-Marie Le Pen a fait campagne. Une campagne qui s'est achevée sur un cuisant revers au premier tour de la présidentielle. Reste que, comme pour beaucoup, l'ancienne députée du Vaucluse a déjà les yeux tournés vers les législatives, que d'aucuns présentent comme "le troisième tour" de la présidentielle. Et qu'à cette occasion, elle renouvelle son appel à "l'union".

Si son ancienne cheffe de file Marine Le Pen (RN) a échoué pour la deuxième fois d'affilée aux portes de l'Élysée, cette dernière peut se targuer d'avoir porté l'extrême droite à son plus haut niveau historique. Ce qui fait dire à Marion Maréchal qu'en unissant les forces de son ancienne formation avec ses nouvelles couleurs, "le camp national" pourrait "être le premier bloc devant le bloc macroniste et le bloc mélenchoniste" à l’Assemblée nationale.

"Il en va de la survie de la France!", martèle Marion Maréchal sur twitter, appelant aussi les membres de Debout la France et les Républicains patriotes" à rejoindre son projet.

Son message est accompagné de deux infographies. Sur la première, il est indiqué qu'avec cette union nationale, le bloc national pourrait compter un peu plus de 12,54 millions de voix, ce qui pourrait le placer devant La République en Marche (LaREM) et La France insoumise (LFI), respectivement à 11,29 et 11,28 millions de voix. En revanche, sans union, ce même bloc finirait en troisième position avec 8,13 millions de votants.

De fait, la seconde infographie signale qu'avec cette union, le bloc national remporterait 148 députés, contre seulement 12 le cas contraire. Toutefois, il n'est nulle part indiqué d'où ces chiffres ont été tirés.

Plus tard ce lundi, Marion Maréchal a, une nouvelle fois sur Twitter, appelé à la coalition en demandant, via un communiqué, "une rencontre avec les responsables du Rassemblement national."

"Nous proposons officiellement et solennellement un rendez-vous avec les responsables du RN mandatés par Marine Le Pen et Jordan Bardella afin d'aboutir le plus rapidement possible à un accord d'intérêt général et de bien commun pour notre patrie" , est-il indiqué dans ce document co-signé par Marion Maréchal, Nicolas Bay et Guillaume Peltier. 876450610001_6304994026001

"C'est notre devoir"

Ce dimanche peu après 20h, et alors même qu'Emmanuel Macron n'avait pas encore pris la parole après sa réélection, Éric Zemmour avait déjà appelé à l'union nationale lors d'une allocution télévisée.

"Bâtissons au plus vite la coalition du camp national", avait-il insisté, appelant à une alliance de sa formation "Reconquête!" et du Rassemblement national, en même temps que des autres mouvements de la droite et de l'extrême droite. "Nous serons à la pointe du combat pour lutter pied à pied contre la déconstruction du pays par Emmanuel Macron", avait-il encore promis aux siens.

Un appel répété sur Twitter, où l'ancien polémiste avait appelé à "oublier nos querelles et unir nos forces." "C’est possible. C’est indispensable. C’est notre devoir", assurait-il. Ce lundi, il a de nouveau exhorté Marine Le Pen à accepter "la main que je vous tends" afin de "mettre fin au cordon sanitaire qui stérilise les chances du camp national depuis 40 ans".

"Saisissez-la, pas pour nous, pour la France. Faisons-le. Ensemble", conclut-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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