Législatives: la majorité espère se mettre en ordre de marche cette semaine

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Traversée par des mouvements d'humeur des chefs de file de ses différentes chapelles, la majorité tente de se mettre en ordre de marche pour les élections législatives en planchant sur les investitures de ses candidats, dont une première liste est attendue pour le milieu de semaine.

Deux réunions se sont tenues dimanche à Paris. Dans l'après-midi, le président LREM de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a reçu dans son bureau en toute discrétion le patron du MoDem, François Bayrou, celui d'Horizons, Edouard Philippe, ainsi que leurs bras droits respectifs, le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau et le député Pierre-Yves Bournazel.

En soirée, c'est à l'Elysée qu'un autre conciliabule s'est tenu. Pour LREM, toujours Richard Ferrand et le patron du parti Stanislas Guerini, le ministre Julien Denormandie ainsi que l'eurodéputé Stéphane Séjourné. Le MoDem était à nouveau représenté par Marc Fesneau, tandis que les ministres Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et le député Thierry Solère tenaient la branche droite de la macronie. Le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, et le conseiller présidentiel Pierre Herrero complétaient la tablée. A laquelle n'avait pas été convié, cette fois, un émissaire d'Horizons.

Objectif: s'entendre pour publier une première liste d'investitures "en milieu de semaine", selon l'un des participants, avant une deuxième "en fin de semaine".

La cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron, qui selon plusieurs sources pourrait avoir lieu samedi à l'Elysée, doit permettre d'ouvrir une nouvelle séquence avec les cérémonies du 8-Mai le lendemain et la nomination d'un nouveau Premier ministre aux alentours du 10 mai.

- Les (anciens) amis de Philippe -

La fin du flottement? Depuis la réélection d'Emmanuel Macron, la question des investitures aux législatives provoque de nombreuses turbulences dans la majorité, dont les différentes chapelles rivalisent d'appétit, les troupes d'Edouard Philippe en tête.

L'ancien Premier ministre, dont les relations avec Emmanuel Macron sont dégradées, avait fait connaître son mécontentement face à l'absence de "discussions" multilatérales.

Cause ou conséquence, des représentants du parti de M. Philippe ont déclaré leur intention ces derniers jours de briguer des circonscriptions déjà tenues par des députés LREM, celles d'Albi ou de Cherbourg étant parfois citées.

Une partie de la macronie s'interroge dès lors sur la nécessité de considérer ce partenaire dont la "liberté" est suspectée d'avoir primé sur la "loyauté", en reprenant les termes du théorème dont s'est toujours revendiqué l'ex-locataire de Matignon.

"Edouard Philippe n'a pas trouvé sa place dans la campagne présidentielle et il est obligé de reconnaître que c'est moins facile que ce qu'il croyait", constate un proche du chef de l'Etat. Le même fait observer que le maire du Havre est concurrencé par ses (anciens?) amis - Sébastien Lecornu, Gérald Darmanin, Thierry Solère, eux-aussi ex-LR - dans sa volonté de structurer la branche droite de la majorité.

- Nouvelles réunions -

La ventilation des investitures selon les chapelles - outre LREM, le MoDem et Horizons, les centristes du Parti radical, les sociaux démocrates de Territoires de progrès, ceux d'En commun!, voire les chevènementistes - "doit également se faire en toute transparence", réclame un ministre. "Si 25 députés LREM passent chez Horizons, alors ils doivent être comptabilisés dans le contingent d'Horizons", martèle-t-il.

Mais les rendez-vous des derniers jours (d'autres sont programmés lundi et durant le reste de la semaine) peuvent-ils permettre ces clarifications? "Tout le monde parle à tout le monde au téléphone, mais on n'a jamais de rencontre où nous sommes tous réunis", s'agace le leader de l'un de ces "partenaires".

Derrière la question des investitures pointe celle de la bannière sous laquelle la majorité entend concourir aux élections: jusqu'alors, la "maison commune" bâtie fin 2020 n'a toujours pas déposé ses statuts en préfecture.

L'idée d'un grand parti unique, esquissée par Emmanuel Macron au soir du premier tour et qui aurait mécaniquement défavorisé Edouard Philippe, semble par ailleurs avoir fait long feu.

"Unité et pluralisme", plaide François Bayrou, selon qui "tout le monde doit faire un pas vers une entente qui rassure les Français". Avec une date butoir: le 20 mai, dernier jour pour déposer les candidatures.

jmt-pab/ib/swi

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