Législatives : la Macronie sonnée par la spectaculaire percée de la gauche

STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

“Ce printemps électoral français semble avoir été conçu pour mettre Macron à l’épreuve, en le confrontant aux courants puissants d’un pays de plus en plus clivé, qui n’accepte plus les schémas traditionnels”, observe El Mundo. “Si la présidentielle d’avril avait mis en évidence le poids qu’ont pris les extrêmes, ces législatives montrent que les cinq années de ce nouveau mandat ne seront pas faciles” pour le président français, ajoute le quotidien espagnol.

Selon les derniers résultats, Ensemble a recueilli 25,75 % des suffrages, contre 25,66 % pour la Nupes – soit une différence de 21 442 voix. Les projections des instituts de sondage accordent à la majorité présidentielle entre 255 et 295 sièges, contre 150 à 210 pour la Nupes. L’abstention a, quant à elle, atteint un nouveau record, en s’établissant à 52,49 %.

La dernière semaine de campagne avant le second tour sera “frénétique”, promet The Guardian, “alors que les centristes de Macron espèrent encore pouvoir creuser l’écart” avec les troupes de Mélenchon.

Pas d’état de grâce pour Macron

Mais la partie ne sera pas facile pour les macronistes, car “la coalition de Mélenchon s’appuie sur des partis profondément enracinés en France, avec notamment des poids lourds socialistes qui occupent des fonctions locales”, explique le Wall Street Journal. “Le parti de M. Macron, au contraire, n’a jamais eu d’ancrage local dans le pays, échouant généralement à s’imposer aux élections municipales et régionales”.

“La coalition présidentielle pourrait remonter la pente au second tour mais sa majorité absolue – un minimum de 289 députés – ne tient qu’à un fil”, renchérit El Periódico. “Malgré la victoire de Macron en avril, les candidats affiliés au dirigeant centriste n’ont pas été portés par ce triomphe et ont obtenu un résultat clairement inférieur à celui des législatives de 2017.”

Le New York Times partage cette analyse et remarque qu’il n’y a pas eu d’“état de grâce pour Emmanuel Macron”, dont la victoire était moins due “à une vague d’enthousiasme à son égard qu’à des électeurs souhaitant surtout barrer la route” à Marine Le Pen. En outre, “les prix de l’électricité et de la nourriture ont augmenté” ces deux derniers mois, “et le président a semblé étonnamment détaché des Français et de leurs inquiétudes”, note le quotidien new-yorkais.

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