Législatives : Macron qualifie de « narration farfelue » le récit de sa dissolution, entre photos et confidences

Le président de la République critique des « gens qui racontent n’importe quoi » sur cette soirée cruciale où il a convoqué de nouvelles législatives.

Le poids des mots, le choc des photos. Le président de la République a été interrogé ce jeudi 13 juin sur les coulisses de la dissolution de l’Assemblée nationale, décision qu’Emmanuel Macron a annoncé aux Français dimanche soir, dans la foulée des élections européennes.

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Depuis cette annonce, plusieurs éléments viennent nourrir le récit de cette soirée. Selon Le Monde, ce coup de poker est l’œuvre d’une poignée de conseillers « apprentis sorciers » autour de Bruno Roger-Petit, comme le quotidien l’a écrit mercredi dans une enquête particulièrement fouillée et circonstanciée sur la légèreté qui semble avoir conduit à ce coup de bambou.

Une image, publiée par la photographe d’Emmanuel Macron, est également éloquente. Elle montre le visage défait de plusieurs ténors de la macronie, dont le Premier ministre, peu avant 20h, lorsque le chef de l’État leur annonce sa décision, à la surprise générale. Une photo devenue virale depuis.

Macron critique « des gens qui se poussent du col »

Interrogé sur ces récits qui semblent attester d’un exercice du pouvoir assez solitaire, Emmanuel Macron a dénoncé des « narrations des plus farfelues. » « La Constitution est claire : le président de la République, sur l’article 12, consulte et prend la décision », a-t-il notamment lancé, en fustigeant notamment l’attention de la presse pour ces questions de « coulisses » ou de « cuisines internes. »

Emmanuel Macron, qui défend une décision « saine, démocratique et conforme à la Constitution », a également critiqué « des gens qui se poussent du col, d’autres qui racontent n’importe quoi » au sujet de cette soirée cruciale pour l’avenir politique du pays.

Invité de l’émission Quotidien en début de soirée, Gabriel Attal est lui aussi revenu sur la photo prise à l’Élysée dimanche soir. « L’heure est grave », a-t-il expliqué, comme pour légender le cliché.

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