Législatives: Mélenchon appelle les électeurs à donner "au président le désaveu qu'il mérite"

Jean-Luc Mélenchon, leader de la Nupes, lors d'une conférence de presse, le 7 juin 2022 à Paris - Geoffroy VAN DER HASSELT © 2019 AFP
Jean-Luc Mélenchon, leader de la Nupes, lors d'une conférence de presse, le 7 juin 2022 à Paris - Geoffroy VAN DER HASSELT © 2019 AFP

À trois jours du premier tour des élections législatives, la passe d'armes continue entre la majorité présidentielle et le camp Mélenchon. Alors que la Nouvelle alliance populaire, écologique et sociale (Nupes) connaît une dynamique ascendante dans les sondages, Emmanuel Macron a mis les bouchées doubles pour convaincre lors d'un déplacement dans le Tarn ce jeudi.

Dans un discours, le Président a fustigé "les extrêmes" parlant, sans les nommer, du Rassemblement national et de la Nupes. Jean-Luc Mélenchon, tête de file de cette alliance des forces de gauche, ne s'est pas fait attendre pour répliquer lors d'un live sur sa chaîne Youtube.

Emmanuel Macron "dans un moment de fébrilité bien visible s'implique dans la campagne", a déclaré Jean-Luc Mélenchon ce jeudi. "Au nom de quoi trouve-t-il le prétexte de s'engager dans la campagne (...) pour dénoncer les autres, agresser, injurier, sur un ton extrêmement pénible à supporter".

"La démocratie ne fragilise pas l'unité du pays"

"Il est également assez profondément regrettable, qu'il se sente obligé de dire que ceux qui s'opposent à lui fragilisent l'unité du pays. La démocratie ne fragilise pas l'unité du pays, nous avons le droit de nous exprimer et c'est notre devoir de le faire", a déclaré l'insoumis.

Plus tôt dans l'après-midi, Emmanuel Macron avait accusé ceux qu'il appelle "les extrêmes" "d'ajouter de la crise à la crise en revenant sur les grands choix historiques de notre Nation".

"Cependant, j'ai avec lui un point d'accord, quand il dit qu'il n'y aurait rien de plus dangereux d'ajouter au désordre mondial un désordre français. J'espère qu'il en tire la conclusion que si les élections donnent une majorité à la Nupes et bien il choisira les responsables du gouvernement dans la Nupes", a lancé Jean-Luc Mélenchon, reprenant une phrase d'Emmanuel Macron, utilisée plutôt ce jeudi.

Mélenchon veut un "désaveu" pour Macron

"Élisez-moi Premier ministre". Depuis sa défaite à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon répète qu’une victoire de la Nupes aux législatives, entraînant ainsi une cohabitation, est possible. Emmanuel Macron avait alors répondu que "le Président choisit la personne qu’il nomme Premier ministre en regardant le Parlement. Aucun parti politique ne peut imposer un nom au Président".

Ce jeudi, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur cet échange. Emmanuel Macron "choisira le responsable du gouvernement [soit le Premier ministre, ndlr] dans la Nupes", si elle est majoritaire, "comme cela se fait dans tous les pays démocratiques du monde", a poursuivi le député.

"Que dimanche le pays donne au Président le désaveu qu'il mérite", a-t-il alors lancé.

"Personne n'a insulté la police"

Jean-Luc Mélenchon a également profité de ce live Youtube pour revenir sur la polémique sur le sujet de la police à la suite de l'affaire du refus d'obtempérer qui a entraîné la mort d'une jeune femme à Paris. Les propos de l'insoumis sur une police qui "tue" avaient fait beaucoup réagir.

"Personne n'a insulté la police, mais j'ai pris la liberté de dénoncer une doctrine", assure Jean-Luc Mélenchon ce jeudi. Ce dernier répondant ainsi aux déclarations d'Emmanuel Macron plus tôt dans la journée, dans lesquelles il disait ne pas "accepter qu'on insulte" les forces de l'ordre.

Article original publié sur BFMTV.com

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