Législatives: Laurent Wauquiez tenté par la présidence du groupe LR à l'Assemblée

Alors que la rupture avec Éric Ciotti, alliée au RN, est actée, le nouveau député de Haute-Loire, Laurent Wauquiez, semble songer à prendre la présidence du groupe parlementaire LR, "canal historique".

Sous la lumière des projecteurs avant l'heure? Laurent Wauquiez, fraîchement élu député Les Républicains de Haute-Loire, ne semble pas vouloir rester dans l'ombre de son pupitre à l'Assemblée nationale. Selon nos informations, le président du Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, et prétendant à l'Élysée pour 2027, songe fortement à prendre la tête du groupe parlementaire LR, "canal historique".

67 députés LR, divers droite ou UDI ont été élus - une performance inattendue pour le parti, morcelé par l'alliance de son président contesté, Éric Ciotti, avec le Rassemblement national. Ce dernier a d'ailleurs présenté son nouveau groupe à l'Assemblée nationale, nommé "À Droite!". Quinze députés sont présents sur la photo partagée par Éric Ciotti sur X (ex-twitter), soit le chiffre minimum pour constituer un groupe.

Reste donc à maintenir le navire LR restant à flot alors que les tractations se poursuivent à tous les étages après les résultats des législatives qui n'ont pas permis de dégager une majorité claire à l'Assemblée nationale. Et Laurent Wauquiez semble prêt à tenir la barre. "Sitôt sa victoire aux législatives confirmée", l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, "a pris le pouls de ses futurs collègues, à coups de SMS de félicitations ou d’appels plus approfondis", souligne L'Express.

Dès lundi matin, un député sortant affirmait au Figaro que Laurent Wauquiez "veut prendre la présidence du groupe à l’Assemblée sur une ligne claire".

Une "ligne claire" dont il s'est fait l'écho le soir de sa victoire face au RN dans la commune du Puy-en-Velay dont il a été maire autrefois. Soit sans coalition, même avec Ensemble qui continue de faire des appels du pied à la droite pour s'allier face à une gauche sortie renforcée du scrutin.

"Ici ce dimanche c’est la victoire d’une droite claire et indépendante (...). La France ne pourra se relever que dans la clarté. Pour nous, il n’y aura ni coalition ni compromission", a assuré Laurent Wauquiez, d'après Le Parisien.

Avant d'ajouter: "Je suis convaincu que nous pouvons retrouver le chemin de l’espoir mais la droite a tout à reconstruire pour l’incarner et je vais y consacrer toute mon énergie".

Ses deux "axes fondateurs"? "La revalorisation du travail plutôt que l’assistanat et le retour du respect et de l’autorité".

Laurent Wauquiez souhaiterait un fonctionnement interne plus "collégial", d'après L'Express, rompant ainsi avec "le management solitaire" du président parlementaire sortant Olivier Marleix. Ce dernier, réélu député en Eure-et-Loir, ne sera toutefois peut être pas enclin à laisser sa place.

Le nouveau député LR de Haute-Loire est aussi soumis à la pression du député Aurélien Pradié, qui a annoncé son départ des Républicains le mercredi 26 juin dernier jugeant que le parti était "mort". Le député réelu dans le Lot n'a toutefois pas encore dévoilé s'il comptait former un nouveau groupe avec des personnalités issues du parti. Mais si c'est le cas, la droite d'avant la dissolution serait divisée en trois: les LR ayant suivi Éric Ciotti aux côtés du RN, les LR derrière Aurélien Pradié et enfin ceux derrière, possiblement, Laurent Wauquiez.

Si ce dernier semble être celui qui peut rassembler la droite, un élu LR nous confie qu'il craint que Laurent Wauquiez ne se brûle les ailes avant la course à la présidentielle de 2027.

Article original publié sur BFMTV.com