Législatives en Jordanie: un scrutin sur fond de Covid-19 dans un pays en crise

·1 min de lecture

Quelque 4,5 millions d'électeurs jordanien sont appelés aux urnes ce mardi 10 novembre pour désigner les 130 députés du royaume lors des élections législatives. Le Parlement a un rôle très limité en Jordanie et ce scrutin se déroule sur fond de grave crise économique aggravée par la pandémie de Covid-19.

En juillet dernier, la branche jordanienne des Frères musulmans a été officiellement dissoute. La mouvance islamiste présente tout de même des candidats ce mardi, sous la bannière du Front de l'action islamique qui, avec 17 sièges, disposait du groupe le plus large dans le Parlement sortant.

Au-delà des étiquettes, les députés ont un rôle très limité en Jordanie où c'est le roi qui nomme le Premier ministre. Ce fut le cas le mois dernier lorsqu'Abdallah II a désigné Bisher al-Khawasneh à la tête d'un gouvernement censé lutter contre les crises qui s'accumulent dans le pays.

Le royaume est très endetté et sous perfusion du Fonds monétaire international. Ces dernières années, l'inflation et le chômage en hausse ont entraîné des manifestations pour revendiquer des hausses de salaire. La crise économique et sociale s'aggrave avec la pandémie de Covid-19 qui prive la Jordanie des recettes du tourisme, secteur vital dans un pays sans ressources naturelles.

La situation sanitaire pourrait peser sur la participation aux élections législatives. Les mesures ont déjà restreint la campagne électorale, durant laquelle les rassemblements de plus de 20 personnes n'étaient pas autorisés.