Législatives: Jean-Luc Mélenchon "fait le pari qu'il n'y aura pas de prime au président si mal élu"

Jean-Luc Mélenchon le 21 avril 2022 à Paris. - Bertrand Guay
Jean-Luc Mélenchon le 21 avril 2022 à Paris. - Bertrand Guay

Jean-Luc Mélenchon, troisième de la présidentielle (21,95%) et qui a demandé "aux Français de l'élire Premier ministre" via les législatives de juin, dit "faire le pari qu'il n'y aura pas de prime au président si mal élu", dans un entretien à paraître jeudi dans L'Humanité.

Après la "frustration d'avoir raté la marche du second tour à 420.000 voix", "la lutte reprend" pour "le bloc social des déshérités" avec "ce troisième tour" des élections législatives des 12 et 19 juin, s'enthousiasme le chef des Insoumis.

"Unifier le maximum de forces"

Alors que les tractations bilatérales de LFI avec EELV, le PCF et le PS battent leur plein, sa "capacité à démontrer qu'on fait tout ce qu'on peut pour unifier le maximum de forces" sera déterminante pour gagner les élections législatives, confie-t-il.

Interrogé sur les macronistes qui lui reprochent de présidentialiser les législatives, Jean-Luc Mélenchon répond que ce reproche est valable si le président est élu "à la loyale avec un vrai choix, mais c'est la troisième fois qu'on fait le coup au pays du vote par contrainte" contre l'extrême droite.

Il explique: "L'abstention a progressé et le gagnant a perdu presque 2 millions de voix par rapport à l'élection précédente. C'est un gouffre. Je fais le pari qu'il n'y aura pas de prime au président si mal élu."

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Retraite à 60 ans, arrêt du "RSA-travail forcé"

"J'ai même entendu dire que c'était dévaloriser les élections législatives que de les qualifier de troisième tour de la présidentielle", s'étonne-t-il. "C'est exactement l'inverse: il s'agit d'élever une élection considérée comme une formalité administrative au rang d'un enjeu du niveau de la présidentielle. C'est déjà un peu de la VIe République dans la Ve", a-t-il ajouté.

Pour ses premiers jours à Matignon, il ferait "la retraite à 60 ans, le refus du RSA-travail forcé, la réduction des écarts de salaires, l'allocation dignité, la garantie d'autonomie des étudiants..."

"Il s'agirait aussi, en discussion avec le président de la République, d'obtenir soit un processus constituant, soit, si c'est impossible, le référendum d'initiative citoyenne et le référendum révocatoire par la négociation entre les deux Chambres", espère-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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